India

Grosse fatigue

Au cours de ces déjà deux semaines, j’ai rencontré pas mal d’occidentaux. A chaque fois, j’ai été impressionné par la passion que l’Inde semble susciter chez eux. Mais Romain Dupuis, un français installé en Inde depuis 4 ans, a dépassé ce stade. Pour lui, l’Inde c’est aussi une grosse fatigue. D’ailleurs, il attend ses vacances annuelles en France avec une grande impatience.

La grosse fatigue, elle trouve sa source dans tout un tas de petites choses qui peuvent relever de l’exotisme pour le touriste ou pour le nouvel arrivant encore en phase de découverte. Ces petites choses, qui peuvent venir à peser au quotidien, sont nombreuses. Mais j’ai été particulièrement sensible à l’une d’entre elles : la négociation.

Un marché, à Mumbai

Selon Romain, « ici, on négocie pour tout et tout le temps. » Cela vaut bien sûr pour le rickshaw dans la rue, pour les vêtements ou encore les services. D’ailleurs, cela peut même s’étendre à des choses incongrues pour un européen comme l’électricité, le téléphone ou encore Internet.

Mais la négociation n’est pas un art aisé, surtout si l’on n’a ni d’idée sur le prix que l’on est prêt à payer, ni sur l’état du marché. Et certains de recommander sans ambages de toujours s’appuyer sur un partenaire indien ou occidental déjà bien implanté, comme intermédiaire dans le cadre de négociations. Mais pas seulement. Passer par tiers de confiance, ce peut aussi être utile lorsque l’on a un service à demander, que l’on cherche un artisan ou encore qu’un soi-disant employé de la compagnie d’électricité se présente pour changer le compteur. On ne sait jamais, il pourrait être là pour se brancher, sauvagement, sur la ligne électrique. Ca peut paraître caricatural, mais le vol d’électricité fait partie de ces fléaux contre lesquels l’Inde se démène.

Et se targuer abusivement d’une qualité n’est pas rare. Les SSII que j’ai rencontrées ici ne s’en cachent plus : il leur faut lutter contre les faux CV et les fausses certifications. Jusqu’à faire parfois appel à des cabinets spécialisés. Selon ces SSII, le phénomène n’est pas massif ; il serait même marginal. Mais il est suffisamment grave, notamment en termes d’image, pour constituer une préoccupation.

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Un commentaire pour “Grosse fatigue”

  1. Le 18 août 2008 à 04:30

    LeMagIT Blogs : Peut-on encore se fier aux CV ? dit:

    […] le courant du mois de juillet, un nouveau sujet de discussion s’est présenté : la gestion des faux curriculum vitae. Selon les chiffres avancés par un DRH de SSII, les départs involontaires motivés par une […]

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