India

La pollution, gangrène des métropoles indiennes

Dans une revue de presse précédente, j’ai eu l’occasion d’évoquer la pollution des eaux de surface à Chennai. Bien sûr, je n’ai pas manqué de parler aussi de celle – atmosphérique – qui règne à Bangalore, avec les quelques troubles respiratoires qu’elle a pu provoquer passagèrement chez moi.

Un bus des transports publics de New Delhi

Ici, à Dehli, la situation semble, au premier coup d’œil (ou à la première bouffée d’air chaud), un peu meilleure. Ce serait trompeur. Un français travaillant sur place m’a indiqué que la ville est considérée comme zone dangereuse, pour la santé, en raison, notamment, de la présence de particules d’aluminium en suspension dans l’air. Je n’ai pas réussi à me faire confirmer ce point par d’autres sources. Mais il reste notoire que la ville compte parmi les plus polluées de la planète. Certains efforts sont néanmoins fait du côté du transport avec taxis et bus fonctionnant au gaz.

Un étang, le long de la route entre Noida et New Delhi

Du côté des sols et des eaux de surface, la situation ne serait plus brillante. Des bassins particulièrement pollués m’ont été indiqués. Mais je n’aurai pas le temps d’aller tous les explorer mais je suis tombé par hasard sur ce qui m’a semblé être l’un d’entre eux, par hasard, le long de la route entre Delhi et Noida : l’eau stagnante est d’un vert splendide; cela ne semble pas gêner les vaches.

J’ai essayé d’aborder la question de l’environnement avec plusieurs entreprises de services informatiques indiennes. Pour l’heure, le solaire thermique semble trouver une certaine place, pour la production d’eau chaude. D’ailleurs, sur les toits de nombreuses maisons, on trouve des citernes d’eau, de couleur noire pour absorber la chaleur. Le solaire photovoltaïque peine en revanche à percer. La poussière n’aiderait pas, ajoutant des coûts d’entretiens aux coûts d’acquisition, encore élevés. Et puis il y a l’importante production électrique d’appoint qui fonctionne au diesel, quitte à entraîner des pénuries passagères à Bangalore pour ce carburant.  

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Un commentaire pour “La pollution, gangrène des métropoles indiennes”

  1. Le 28 août 2008 à 09:51

    LeMagIT Blogs : L’environnement, un défi supplémentaire pour l’Inde dit:

    […] mois de juillet, j’ai profité de ma présence en Inde pour évoquer la pollution des eaux de surface et des sols dans le sous-continent. Alors que j’étais à New Delhi, un indien a fait le lien entre […]

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