India

La technologie au coeur de l'enquête sur les attentats d’Ahmedabad et de Bangalore

Alors que Tata Consultency Services et jusqu’au Nasscom avaient jeté l’éponge dans l’enquête pour remonter à l’auteur des e-mails de revendication des attentats d’Ahmedabad et de Bangalore, il semble que la police du Gujarat ait réussi une percée significative à l’aide de 5 téléphones mobiles utilisés par les terroristes [NewsX]. La police locale estime ainsi avoir trouvé les responsables, dix activistes du SIMI (Students Islamic Movement of India) dont leur leader présumé, le Mufti Abdul Bashar Kasmi. Le SIMI est considéré comme le bras policé des Indian Mujahideen [ToI].

Les cinq téléphones mobiles auraient été isolés du fait de la désactivation de leurs cartes SIM respectives le 26 juillet au soir, après les attentats d’Ahmedabad.

Au passage, la police soupçonne « Taufiq », un ancien employé de Wipro à Mumbai, d’avoir participé à la préparation des attentats, en étroite collaboration avec le Mufti Abdul Bashar Kasmi [NewsX]. Abdul Subhan Qureshi, de son vrai nom, serait responsable de l’utilisation de l’adresse IP de l’ordinateur de Ken Haywood pour l’envoi de l’e-mail de revendication [ET]. Taufiq serait en fait recherché depuis deux ans [IE]. Deux autres personnes auraient été arrêtées à Pune en possession de fausse monnaie, soupçonnées d’avoir participé au financement des opérations terroristes de ces dernières semaines.

La vaste population de professionnels de l’informatique a déjà fourni des effectifs aux groupes terroristes en Inde. L’an dernier, une cellule terroriste composée de trois informaticiens a été démantelée à Bangalore ; elle avait participé à la pose de bombes dans des trains de Mumbai en 2006 [HT]. Voilà qui, d’une certaine manière, revoie aux commentaires de Brian Sartyn, de Verizon, sur la contribution des pays émergents à la cybercriminalité.

Enfin, il y a aussi, dans les rangs des informaticiens indiens, des victimes indirectes du terrorisme. Rachid Hussain affirme ainsi avoir été éliminé des rangs d’Infosys pour des motifs fallacieux : il avait été entendu par la police indienne pendant 8 jours, à la suite des attentats de Jaipur au mois de mai dernier, avant d’avoir été relaxé [ToI].

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3 commentaires pour “La technologie au coeur de l'enquête sur les attentats d’Ahmedabad et de Bangalore”

  1. Le 24 août 2008 à 16:13

    LeMagIT Blogs : Un pirate indien derrière le vol des données de 8 millions de clients de Best Western dit:

    […] lutte contre la cybercriminalité sera-t-elle le prochain défi des autorités indiennes ? La technologie est déjà au cœur de l’enquête sur les attentats d’Ahmedabad et de Bangalore. Le 30 juillet, […]

  2. Le 14 septembre 2008 à 01:17

    LeMagIT Blogs : Une série d’attentats frappe Delhi dit:

    […] Abdul Bashar, considéré comme le cerveau de l’opération, serait actuellement retenu par la police du Gujarat. Mais les forces de l’ordre sont toujours à la recherche d’Abdul Subhan Qureshi, ancien leader du mouvement étudiant radical interdit SIMI (Students Islamic Movement of India) et ex-employé de Wipro à Mumbai, considéré comme l’informaticien en chef de l’opération. Et, encore une fois, les technologies de l’information se retrouvent placées au cœur de l’enquête. […]

  3. Le 12 octobre 2008 à 21:57

    LeMagIT Blogs : La technologie reste au cœur de l’enquête sur les derniers attentats en Inde dit:

    […] le mois d’août, les technologies de l’information et de la communication semblent centrales dans l’enquête sur les attentats de Bangalore et d’Ahmedabad en juillet dernier. Ils […]

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