India

Le mobile, même en moto, sans casque ni kit mains libres

Je suis arrivé à Mumbai vers 6h30, heure locale. Le temps de trouver un taxi et de récupérer ma chambre d’hôtel, il était dix heures, le bon moment pour m’atteler à ma première tâche sur place : me procurer un moyen de communication mobile efficace et pas trop cher. En effet, durant les prochaines trois semaines , je devrais rester joignable autant que lorsque je suis en France, que ce soit par mes collègues restés à Paris ou par les personnes que je dois rencontrer ici, quelque part entre Mumbai, Bangalore ou Dehli. Mais il n’est pas question d’exploser le budget prévu pour ce voyage pour les beaux yeux de l’un de nos opérateurs mobiles hexagonaux.

En Inde, Vodafone enregistre les pré-commandes pour l\'iPhone.Mon dévolu s’est jeté sur Vodafone. Ce n’est pas vraiment un hasard : l’opérateur dispose d’un point de vente à 50m de mon hôtel. En devanture, on peut d’ailleurs voir le teasing opéré autour de l’iPhone 3G. Cette proximité de l’antenne Vodafone n’est pas non plus un hasard : face à Airtel ou encore Reliance, Vodafone serait en position de force à Mumbai, selon une amie qui vit dans la banlieue de cette mégapole.

Pour prendre une carte prépayée, il faut se munir de son passeport ainsi que de l’adresse complète de son hôtel, même si l’on ne doit y rester que quelques jours. Surtout, il faut prévoir une photo d’identité. Un peu partout en ville, de petites officines proposent d’en réaliser en quelques minutes, à la manière de nos photomatons. Mais là, l’automatisation est réduite au minimum. Par exemple, à la gare de Church Gate, où j’ai fait réaliser ladite photo, le père tient l’officine et la caisse; un premier fils s’occupe des prises de vue, avec un petit compact numérique, mais aussi du calage du rideau qui sert d’arrière plan, de la mise à l’échelle et de l’impression sur une imprimante photo couleur domestique; un second fils assure le découpage et la livraison des photos au client. Une fois muni de tous les documents nécessaires, l’activation de la ligne prépayée est allé très vite.  

Du coup, j’ai pu commencer à communiquer mon numéro de mobile indien à toutes les personnes concernées. Et devinez quoi ? Mon téléphone s’est mis à sonner dans les minutes qui ont suivi ! Il faut dire que le mobile rencontre ici le même succès que partout dans le monde : je n’ai pas le taux d’équipement sous la main, mais il est difficile de croiser un indien qui ne tienne pas son mobile dans la main dans la rue. 

Quai de gare, à Mumbai, en heure creuseEn prenant le train pour aller dans le quartier de Bandra, je n’ai, en revanche, presque pas entendu de sonnerie de téléphone. Mais ce n’était ni un jour, ni une heure de pointe. Ce qui n’a pas empêché le wagon d’être bondé, une configuration finalement peu propice aux longs échanges téléphoniques. Et puis il y a les prix des communications. Rapportés au budget d’un européen, ils sont ridicules. Par exemple, appeler à Chennai depuis Mumbai, m’a coûté 1,5 Rs/min avec ma carte prépayée, l’équivalent de 0,02 €/min. reste que, rapportée au salaire d’un indien, la facture peut vite être significative.

Rue de Mumbai, perçue depuis un Rickshaw (sans le son)Ici l’interdiction d’usage du mobile au volant n’existe pas. Dans la rue, j’ai même vu plusieurs indiens téléphoner au volant de leur moto – dont un avec passager -, sans kit mains libres ni casque sur la tête. Franchement, j’en ai frémi compte tenu de la densité de la circulation routière locale et… de son côté chaotique aux yeux de qui débarque fraîchement des routes bien ordonnées et largement surveillées de France. 

Enfin, les services de type « ringback tone » – on écoute de la musique pendant que ça sonne chez son correspondant – m’ont l’air plutôt populaire, même chez les trentenaires : j’y ai été confronté avec plusieurs correspondants – tous sortis depuis longtemps de l’adolescence – au cours de cette première journée.

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