India

Le numérique n’a rien enlevé de sa magie à la photo

Et loin s’en faut ! Il n’y a qu’à voir comment les enfants indiens, mais aussi les ados et même les jeunes adultes, sans distinction de caste, aiment prendre des photos et s’en amusent. C’est à se demander même si le numérique, et sa propagation dans les téléphones mobiles, n’ont pas contribué à démocratiser à l’extrême la pratique photographique.

Cette réflexion, je la dois à un groupe de quatre étudiants français sur le point d’entrer en 4ème année à l’automne. Ils sont ici, dans la région de Mumbai depuis une semaine et y restent encore deux. Ce qui les amène ici, c’est un projet associatif monté dans le but d’apporter des soins aux enfants des bidonvilles et de les distraire au travers d’animation sportives et artistiques ou de sorties.

Le hasard fait bien les choses. Ce matin, je suis sorti grignoter du côté de la gare de Churchgate. Et je suis tombé sur ces quatre étudiants entourés d’une horde intenable de trente gamins pleins de vie. Il était impossible de ne pas remarquer l’attraction irrépressible qu’exerce sur eux un appareil photo : les compacts des quatre français passent interminablement de mains en mains ; jusqu’à vider la batterie bien avant la fin de la journée.

J’ai donc passé mon après-midi avec cette joyeuse troupe à répondre de bon cœur aux sollicitations récurrentes : « One more picture, please ! One more ! » Et l’un des français de m’expliquer : « en une semaine, on a fait plus de 2500 photos avec eux. Et encore, aujourd’hui, on a juste emmené les filles, plus calmes et plus faciles à tenir ! » Tu parles ! Pour les satisfaire, il aurait fallu jouer du déclencheur à une cadence infernale.

Tout ce petit groupe n’a pas, comme il se doit, manqué d’attirer sur lui l’attention des autres indiens, notamment lors de l’interminable attente pour la virée en bateau dans le port de Mumbai. Et plusieurs de dégainer leurs téléphones mobiles pour prendre des photos de la troupe ! Et puis c’est de bon cœur que l’on s’est parfois prêté au jeu, à accepter de poser bras dessus-bras dessous avec un indien pour être pris en photo en sa compagnie.

Après cette journée « bol d’air » très vivifiante, les choses sérieuses commencent ce lundi, avec la rencontre des responsables de KPIT Cummins, l’une des grandes SSII indiennes (plus de 4500 employés, plus de 100 M$ de CA).

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