India

Le piratage des contenus culturels touche aussi l’Inde

…mais pas de la même manière que l’Europe. Ici, on ne parle pas encore de piratage par Internet. La copie illégale se fait principalement sur des supports physiques, CD et DVD. Kulmeet Makkar, PDG du très puissant Reliance Entertainment, le piratage musical engendrerait une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 40 à 50 %, contre 70 à 80 % pour les films. Dans tous les cas, ce sont les ventes de supports physiques, dans la rue, qui sont le principal vecteur du piratage en Inde. Dans le domaine musical, on compte aussi le transfert illégitime de contenus protégés entre téléphones mobiles. Que ce soit pour les films ou pour la musique, il faut enfin compter avec la diffusion publique illégale des contenus.

Les délais de mise sur le marché sont étonnamment courts. Jivraj Burman, journaliste à l’Indo Asian News Service, m’avait fait part d’un délai de l’ordre de 48h, ce que confirme Kulmeet Makkar. Des délais aussi courts sont atteints grâce à des complicités internes. L’industrie suspecte autant la distribution que… les services chargés de veiller à la sécurité des produits culturels.

Selon un « consommateur occasionnel » interrogé sur le sujet il y a quelques jours, il faut se méfier : « sur certains DVD, ils cherchent à mettre trop de films et la qualité est mauvaise. »

La production et la distribution des CD et DVD pirates serait « organisée et protégée par la mafia », selon Kulmeet Makkar. Avec des centres de « production » au Pakistan et en Asie du sud-est. Mais cette protection ne fait apparemment pas tout : dans l’édition du 25 juillet du Times of India, on apprend ainsi l’arrestation d’un homme de 37 ans, diplômé mais sans emploi conforme à sa qualification, qui vendait des DVD pirates. La police en aurait saisi quelques 3000 à son domicile. Pour ne rien arranger, des films pornographiques figuraient apparemment dans le lot.

L’homme en question aurait reçu livraison de ces DVD à Pudhucherry et les aurait cachés chez lui dans l’attente de les livrer à des boutiques de Kancheepuram et Chengalpattu.

Depuis le début de l’année, la police de Chennai aurait procédé à quelques 916 saisies et arrestations de ce type, recueillant un total de plus de 200 000 CD et DVD pirates, pour un préjudice estimé à plus de 10 MRs.

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Un commentaire pour “Le piratage des contenus culturels touche aussi l’Inde”

  1. Le 24 août 2008 à 13:08

    LeMagIT Blogs : L’Inde aura bientôt son iTunes Store dit:

    […] fréquemment, et sans forcément le savoir, des contenus pirates. Compte tenu de ce que j’ai pu apprendre sur la question du piratage en Inde, je ne suis pas […]

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