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Offshore : la Chine peut-elle supplanter l'Inde ?

A l’occasion d’un numéro spécial de son magazine trimestriel consacré à la Chine, JO pékinois oblige, le cabinet de conseil américain McKinsey se penche sur une question qui a longtemps agité les services informatiques : la Chine, avec ses coûts riquiqui et sa main d’oeuvre abondante, peut-elle supplanter l’Inde comme base arrière de l’externalisation IT et du BPO ?

Dans le McKinsey Quarterly, donc, on trouve une (unique) page consacrée à ce sujet, qui – je m’en faisais la réflexion –  a d’ailleurs un peu disparu du radar de l’industrie. Une disparition à elle seule parlante. Et qui s’explique si on se fie au tableau que dressent les analystes Enrico Benni et Alex Peng.

Certes, McKinsey voit des opportunités pour la Chine de servir de base arrière pour les services IT ou de BPO du Japon ou de la Corée, de nombreux citoyens de l’Empire du Milieu parlant une des deux langues asiatiques. Mais pour le très orthodoxe McKinsey, on ne peut pas en dire autant pour la pratique de l’anglais. Certes encore, si le pays y met les moyens – par exemple en embauchant des experts, style cabinet de conseil américain ? -, il peut développer une activité pesant 56 milliards de dollars l’an d’ici à 2015. Mais, souligne encore Quarterly, la Chine manque de compétences « capables de prendre en main des projets internationaux » et d’une industrie locale assez développée pour se positionner autrement qu’en sous-traitance. Autant de caractéristiques qui ne font pas défaut au rival indien.

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