India

Satyam n’est pas encore sorti de crise

Les PDG et directeur financier de Satyam n’ont pas encore été nommés par la conseil d’administration mis en place par le gouvernement indien. Un ancien de Tata Chemicals et un autre du groupe Murugappa sont pressentis pour les postes. [ET] Mais les deux élus, quelque soient les noms finalement retenus, devraient profiter d’un régime de faveur : une véritable immunité légale. [ET]

En attendant, la situation reste tendue. Le ministre indien du commerce Kamal Nath l’assure, depuis Davos : Satyam continuera d’assurer des prestations de haut niveau. [ToI] Le ministre de l’industrie de l’état du Maharastra Ashwani Kumar assure de son côté que Satyam est en mesure de lever des fonds, si nécessaires. [DNA] Le patron de la communication et du marketing de SSII se veut tout aussi rassurant : Satyam a les moyens de faire face à ses besoins de finances. [DNA] Le gouvernement indien et les principales entreprises du pays pourraient jouer là un rôle essentiel Indian Railways, BSNL, Vizag Steel Plant, Indian Mint, pourraient aider Satyam par le biais d’importants contrats. [ET] De son côté, l’avionneur Bombardier a assuré la SSII de sa confiance. [DNA] L’investisseur Fidelity a monté sa participation à 6,8 % dans Satyam. [HT] Mais quatre clients importants seraient en train de négocier leur départ : Citigroup, Merrill Lynch, Novartis, et GlaxoSmithKline. [ET]

Du côté des salariés de Satyam – qui ne seraient peut-être que 43 622 [ET] -, la situation n’est guère plus brillante. Les rémunérations de janvier auraient été payés. [HBL] Certes. Mais les collaborateurs les plus valeureux de la SSII auraient commencé à trouver des postes dans d’autres SSII, plus petites, moins rémunératrices, mais offrant des perspectives meilleures – ou du moins plus rassurantes. [ToI]

Reste que sept prétendants se seraient déjà pressés devant les grilles de Satyam. [ET] Parmi eux, on compte par exemple le groupe Spice. [IBN] Mais, pour Gartner, la SSII indienne devrait, d’ici à 2010, abandonner certaines activités voire cesser tout simplement d’être présente dans certaines régions du monde. [ET] Un scenario du démantèlement qui s’oppose à celui du rachat, lequel, selon certains, pourrait se concrétiser d’ici 2 mois. [ET] Cela n’empêchera pas l’American Society for Training and Development de récompenser Satyam, début juin, pour ses programmes de formation. [ToI]

La situation des auditeurs ne semble guère enviable. Les investisseurs demandent leur remplacement. [ET] PwC, au cœur du scandale, a pris la peine de dépêcher en Inde son PDG, Samuel DiPiazza, depuis Davos, pour rassurer et défendre son image, une image entachée depuis que deux de ses collaborateurs ont été suspendus en raison d’un rôle suspecté dans l’affaire Satyam. [FE]

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