India

Vite lu dans la presse indienne

– Comme partout dans le monde, le prix de l’or noir constitue une préoccupation, ici, en Inde. Dans l’édition du dimanche 13 juillet du Sunday Times, Saurabh Sinha signe un article sans concession sur la situation difficile des compagnies aériennes indiennes : « Vous avez réservé votre billet à l’avance ? Priez pour que la compagnie aérienne survive. » Et de souligner qu’aucune réglementation comparable à celles que l’on connaît en occident ne protège les clients locaux des compagnies aériennes indiennes. Citant Richard Branson, le patron de Virgin Atlantic, le Mumbai Mirror renchérit : il y aura « des dégâts spectaculaires » dans l’industrie aéronautique au cours des 12 prochains mois.

– L’inde va-t-elle pouvoir continuer de s’appuyer sur son industrie des services informatiques pour assurer sa croissance ? Ce secteur se porte bien, avec une croissance à deux chiffres (entre 22 et 24 % pour 2008 contre 28 à 29 % en 2007), mais la question d’un changement de modèle d’affaires est déjà d’actualité. Som Mittal, président du Nasscom, l’avait déjà brièvement évoqué lors d’un entretien avec LeMagIT. Il le confirme dans le Mumbai Mirror du 13 juillet : « les pays voisins [Chine, Philippines, Sri Lanka] sont sur le point de gâcher la fête ». Et de travailler déjà à de nouveaux modèles pour l’horizon 2020.

– Ici, c’est la rentrée des classes. Deux sujets se télescopent dans l’actualité locale : l’exigence de qualité en matière de résultats scolaires et la prise en charge des éléments que l’on pourrait qualifier de difficiles. En Une du Sunday Times du 13 juillet, Hemali Chhapia relève cette problématique apparemment nouvelle : un nombre d’élèves croissant obtient des notes très élevées, bien trop pour les capacités d’accueil des écoles supérieures. En page 2, Malini Sen développe la question des enfants qui peinent dans le système scolaire indien, enfants « souvent qualifiés de bêtes ou de paresseux. » Un film a même été consacré au sujet, Taare Zameen Par, apparemment bien reçu par la critique.

– Le Home Cinema attire aussi ici, en Inde. Dans le Sunday Times, encore, Carol Andrade raconte l’histoire d’un indien de Mumbai qui a sacrifié chambre et salle de bain pour se construire une pièce Home Cinéma dans son appartement. L’idée ne manque peut-être pas de sens : l’Inde est de plus en plus envahie par des multiplex particulièrement onéreux, avec des places de cinéma de 100 à 500 roupies, contre 100 roupies environ pour une place dans un cinéma « conventionnel ».

– Le mythe des coupures d’électricité à Mumbai n’en est pas un. Devraj Dasgupta, indique ainsi que la région de Mumbai doit se préparer à les voir survenir avec une fréquence accrue. Mais pour lutter contre ce fléau, Tata Power Trading prévoit d’acquérir 150 MW de capacité supplémentaire. Bien sûr, les coupures d’électricité ne concernent pas les hôtels, les complexes immobiliers de standing ni les entreprises : ils disposent de groupes électrogènes.

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