India

Vite lu dans la presse indienne du week-end

– Dans son édition de Jaipur, le Sunday Times fait le point la situation de l’alimentation en électricité en Inde. Et d’évoquer sans ambages une situation non pas alarmante, mais tout bonnement « effrayante ». Dans certaines zones industrielles de l’état du Maharastra (Mumbai), les coupures de courant pourraient durer jusqu’à 40h d’affilée. Globalement, le manque de capacité atteint 5205 MW au Maharastra, 2000 MW dans l’Uttar Pradesh, 1000 MW au Bengal, 900 MW dans le Bihar, 1500 MW dans l’Haryana, 700 MW dans le Kerala et 1800 MW dans le Madhya Pradesh. Et l’hebdomadaire de poser ouvertement la question qui brule toutes les langues : l’Inde pourra-t-elle maintenir ses objectifs de croissance dans ces conditions ?

– Le Sunday Pune Newsline s’attarde sur EKA, un supercalculateur déployé par le laboratoire de recherches en informatiques (CRL) de Tata Sons. Ca tombe bien : c’est le jour choisi par Devidas Deshpande, du Pune Mirror, pour m’envoyer une copie d’un article écrit par lui-même sur le sujet il y a quelques temps. Avec son accord, je vous livre quelques détails sur EKA : une puissance de 132,8 Teraflops, 28 To de mémoire vive, 80 To de stockage avec une bande passante de 5,2 Go/s, 45 km de câblage. Le tout est organisé en 65 racks répartis sur une surface de 4000 pieds carrés, pour un total de 14 400 cœurs dans 1800 serveurs lames. EKA revendique la position de supercalculateur le puissant en Asie, et de numéro 8 dans le monde. Selon C. Ramadorai, directeur du CRL, EKA fonctionne sous Linux.

Attirer plus d’étudiants indiens. C’est le but affiché de l’Ambassade de France en Inde et de CampusFrance, une organisation supervisant les échanges pédagogiques entre la France et l’Inde. Et The Economic Times d’évoquer Orange et la DCNS comme généreux financeurs des études d’ingénieurs, en France, de 16 étudiants indiens, à hauteur de 10 000 € par étudiant. Thales soutient de son côté 15 étudiants indiens à hauteur de 13 000 € chacun. Des discussions seraient en cours pour obtenir le soutien de Cap Gemini et de Renault. Alten est également évoqué : la SSII prévoirait de financier les études de 60 étudiants indiens en France. Jérôme Poimboeuf, PDG de la DCNS, précise que ces opérations ont vocation à soutenir ses opérations de recrutement au moment où il s’apprête à ouvrir des installations en Inde. Même logique chez Orange qui entend profite du séjour en France de ces étudiants indiens pour les faire travailler dans ces installations et leur faire « acquérir notre culture d’entreprise. »

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