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Wipro se met en ordre de bataille pour mieux adresser le marché français

Siège de Wipro à Bangalore

C’est un peu plus qu’une simple promotion. La nomination de Christophe Martinoli au poste de directeur général France Wipro s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation plus vaste de la SSII, réorganisation qui doit lui permettre d’adresser effectivement les marchés hors Inde sur lesquels elle est présente.

Ancien d’Atos, de Sun, d’Alcatel, de Sema Group et de Stéria, Christophe Martinoli a précédemment occupé différents postes chez Wipro en France, à commencer par la direction de la division Industrie. A l’occasion d’un entretien téléphonique, il explique la logique derrière sa nomination : « il s’agit de doter les activités françaises de Wipro d’un véritable directeur général afin de leur permettre de se développer. Wipro a reconnu l’importance de la France pour sa croissance. Jusqu’ici, les entités étrangères de Wipro n’étaient pas pilotées, sur le plan opérationnel, d’un point de vue pays mais par industries verticales. Précédemment, Hervé Truttman gérait principalement la partie IT des activités françaises de Wipro. Il avait des fonctions opérationnelles rattachées à des comptes, par à l’ensemble de l’activité de Wipro en France. » Christophe Martinoli répondra directement à Ayan Mukerji, directeur général Europe de Wipro.

Malgré un contexte économique difficile, Christophe Martinoli doit composer avec « des plans de croissance exhaustifs » :  « nous voulons acquérir rapidement des parts de marché. La stratégie est relativement simple. Elle consiste à localiser la valeur ajoutée à apporter à nos clients. Nous allons accélérer le développement de l’équipe commerciale, mais aussi des équipes techniques projets qui assureront la communication entre les clients et les équipes offshore, selon un modèle onsite/offshore. »

Renforcement des équipes en France

Du coup, Wipro pourrait chercher rapidement à recruter dans l’hexagone : « nous allons renforcer les effectifs en France au fur et à mesure de la croissance. Chefs de projets, consultants, architectes : toute l’expertise qui doit être à proximité de nos clients. Ces personnes assureront en outre la continuité de la communication avec les équipes indiennes. On veut être sûr que tout le monde sache exactement ce qu’il faut faire. » Et pour cela, il prévoit notamment un processus de traduction en France « des documentations livrées par nos clients. Il s’agit d’assurer que tous les chainons de le chaine se comprennent bien. »

Et le tout devra s’appuyer sur un accompagnement quasiment sur-mesure : « en fonction du niveau de maturité du client, on met plus ou moins d’interface avec la partie indienne. Et c’est dynamique, cela évolue, des deux côtés, avec des équipes en Inde qui, avec le temps, vont comprendre de mieux en mieux le contexte du client. » Et bien sûr, « cela dépendra aussi de la nature du projet ou du travail qui peut nécessiter plus ou moins d’interaction en temps réel avec le client. »

Concourir avec les grands

A long terme, Wipro veut être une SSII globale, « comme un Cap Gemini, un Atos ou un Accenture. » D’ici à 5 ans, il s’agit ni plus ni moins que de figurer dans « le top 5 ». Alors en France, Christophe Martinoli explique qu’il veut faire de Wipro une SSII que l’on comparera « à un IBM ou un Accenture. » Et cela passera « par de la croissance organique, pour le moment, puis par des acquisitions. » La stratégie des partenariats n’est pas mise de côté. « Elle se décline en deux ensembles. D’un côté, il y a les partenariats de long terme noués avec des sociétés de taille importante, c’est à dire dans le Top 10. On y vise deux SSII en particulier. De l’autre côté, il y a ceux noués avec des SSII de taille intermédiaire qui ne savent pas monter de proposition offshore. Ceux-là peuvent conduire à des acquisitions. »

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Un commentaire pour “Wipro se met en ordre de bataille pour mieux adresser le marché français”

  1. Le 8 octobre 2008 à 10:34

    LeMagIT Blogs : Wipro France : la crise ouvre “des opportunités, mais il faut rester humble.” dit:

    […] Martinoli vient d’être nommé directeur général de la SSII indienne Wipro, en France. Confronté à la crise financière, il reconnaît que le contexte n’est pas des plus […]

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