India

Posts Tagged ‘aéroport’

Un niveau de sécurité tout à fait discutable

Les aéroports indiens m’ont surpris : dans la plupart de ceux que j’ai pu fréquenter, les bagages enregistrés en soute sont passés aux rayons X avant l’enregistrement, devant et avec l’aide du passager. Il n’y a qu’à Bangalore que cela ne déroule pas ainsi : les bagages sont contrôlés après enregistrement, sans intervention du passager, comme dans les aéroports occidentaux. Personnellement, j’ai bien apprécié de contrôle « interactif » suivi d’une mise sous scellés du bagage : c’est assez rassurant.

Vue sur le bidonville, en bordure de taxi-way, depuis le hublot de l'avion.

J’ai beaucoup moins goûté la disposition de l’aéroport de Mumbai. Regardez la photo ci-contre : je l’ai prise depuis l’A340 qui attendait de décoller pour Helsinki, samedi matin. Comme vous pouvez le constater, la voie de roulage passe à quelques dizaines de mètres de la clôture de barbelés qui délimite la zone aéroportuaire. Cette clôture est immédiatement bordée par un bidonville.

Et je ne peux m’empêcher d’imaginer un groupe terroriste s’infiltrant dans le bidonville, armé jusqu’aux dents, pour venir « arroser » les avions qui font la queue en attendant leur tour pour décoller. Une perspective tout sauf rassurante.

Recharge pour nomade

Borne de recharge signée Reliance

Dans tous chacun des aéroports indiens que j’ai pu explorer, j’ai trouvé ce genre de bornes. Il s’agit de postes de recharge pour téléphones mobiles de différentes marques. Ils sont sponsorisés par les opérateurs mobiles locaux, principalement Reliance, Airtel et Vodafone. 

Ces bornes semblent plutôt appréciées des voyageurs. A plusieurs reprises, je les ai trouvées avec quatre ou cinq mobiles en charge. Un indien de passage m’a indiqué en trouver fréquemment dans les aéroports asiatiques. 

En revanche, je n’ai pas trouvé de poste de recharge pour les ordinateurs portables. Dommage. Les prises électriques ne sont pas légion – m’enfin, c’est souvent mieux qu’à Roissy – et c’est un peu la bataille pour en trouver une de libre.

L’étonnant accueil de Bangalore

Pour moi qui vient de passer par Mumbai, puis Jaipur pour le week-end, l’aéroport de Bangalore est une surprise : il affiche un modernisme sans faille. Qui tranche même avec la vétusté et la désorganisation de celui de New Dehli (le passage du terminal d’arrivée international au terminal des départs pour les vols domestiques a de quoi faire frissonner n’importe quel voyageur en transit court).

En outre, les taxis sont équipés de Logan Renault flambant neuves et la prise en charge des passagers fraichement débarqués de l’avion affiche un niveau d’organisation remarquable. Le compteur des taxis affiche le prix de la course et il n’est pas nécessaire de négocier celui-ci à l’avance ou d’en remettre à une table de conversion comme c’est le cas à Mumbai. Mais attention : les roupies défilent vite !

Je suis arrivé à Bangalore vers minuit. Je n’étais pas seul, loin s’en faut. Surtout, nombre de passagers étaient attendus. Les noms des entreprises sur les petits panneaux portés par les chauffeurs m’a confirmé, si c’était nécessaire, que mon avion avait bien atterri sur le bon tarmac : Infosys, Wipro, Oracle, SAP…

Mais laissez-moi revenir rapidement sur mon week-end de repos en famille à Jaipur : il n’a pas été aussi improductif – sur le plan professionnel – que ce que je prévoyais. En effet, le patron de l’hôtel où séjourne ma famille n’a pas manqué de me proposer de rencontrer un ami à lui qui a bossé pendant plusieurs années en sous-traitance pour une entreprise de services de financement. Après un bref entretien préliminaire, rendez-vous est pris pour le week-end prochain.

Et le patron d’un second hôtel de Jaipur , dans la piscine duquel ma famille a pris l’habitude de se baigner l’après-midi, m’a mis en relation avec son frère, chargé des contenus du site Web d’une chaine de télévision de New Dehli. Là encore, rendez-vous est pris pour une entrevue lorsque je serai dans cette ville.

Je sais que l’Inde emploie et attire chaque année un grande nombre de personnes dans les services informatiques ou dans la sous-traitance de processus métiers. Mais je vais finir par croire que chaque indien a au moins un frère ou un ami ou un proche de manière plus général qui bosse dans l’un de ces domaines.