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Vite lu dans la presse indienne

– La situation économique indienne commence à inquiéter. La croissance de la production industrielle est tombée à 5,4 % au mois de juin, contre 8,9 % un an plus tôt. [ToI] Les coupures d’électricité constituent une autre source de préoccupation : elles menacent la compétitivité des entreprises indiennes, sinon leur survie. [DNA] Mais KC Reddy, analyste chez ABM Amro, estime que l’Inde profitera probablement du ralentissement économique mondial. [DNA]

– Le développement logiciel serait, selon le Nasscom, une piste très prometteuse pour la croissance indienne. Cette activité devrait générer 12 Md$ de CA en 2015, contre 1,4 Md$ en 2008. [FE][ET] L’industrie IT devrait recruter quelques 100 000 personnes en Inde dans les prochains. [ToI] Infosys investit d’ailleurs 10 MdRs pour construire son plus important campus à Hyderabad avec une capacité de 25 000 personnes. [ET] Mais, côté, écoles supérieures, on relève néanmoins un recul des recrutements. [HT]

– Le turnover dans les entreprises indiennes de BPO aurait chuté de 20 points à 30 %, selon le PDG d’Infosys BPO. Principale raison : les salariés chercheraient maintenant à faire carrière dans les entreprises de BPO. [ET]

– La pluie arrive ! Et ce n’est pas forcément une très bonne nouvelle. L’ouest du Maharastra (Mumbai) est à la limite de l’inondation. [ToI] D’autres états, à commencer par le Karnataka (Bangalore), doivent s’attendre à d’importantes précipitations dans le courant de la semaine. [FE] La production électrique souffre, par endroits, de ces fortes pluies, en raison de l’inondation de mines de charbon. [MM]

Tata Tele Services s’apprête à commercialiser les services de communication électronique de RIM. [HT] Parallèlement, l’opérateur investira quelques 2 Md$ pour développer son réseau GSM. [FE] Avec l’objectif de 100 millions d’abonnés en 2011. [DNA]

– Le processus d’attribution des licences 3G, par enchères, devrait être finalisé le 30 septembre. [FE] Mais des observateurs s’inquiètent de ses limitations [ET] et de l’avantage compétitif donné à Airtel et Vodafone [ET], alors même que des opérateurs internationaux, un temps intéressés par le marché indien, devraient jeter l’éponge. [ET] Et certains de relever que, plutôt que de penser 3G, il faudrait peut-être déjà penser 4G. [FE] Parallèlement, le gouvernement indien demande de créer une zone sans couverture mobile, de 500m de large, à proximité des frontières. [HT]

– La sécurité avant tout. Il pourrait être désormais plus difficile d’acheter une carte SIM en Inde : le ministère local de l’intérieur propose que l’on oblige tout demandeur de présenter deux abonnés comme garantie. Le but est d’éviter que des terroristes n’utilisent la téléphonie mobile pour communiquer. [ToI] Et tant pis les auteurs des attentats de Bangalore et Ahmedabad ont utilisé des cartes SIM étrangères.

– La fibre optique démarre lentement à Dehli et Mumbai. L’opérateur BSNL ne compte pour l’heure, dans ces deux villes, que 4 500 à 5000 abonnés. Le déploiement physique des fibres poserait des difficultés. [DNA]

– Le réseau WiFi public de Mumbai sera protégé contre les piratages. C’est du moins ce qu’affirment les autorités qui prévoient un système complet et strict d’enregistrement des utilisateurs, d’authentification et de supervision. [DNA]

– Apprendre à travailler ensemble. Les SSII indiennes telles que TCS, Wipro, Satyam et Cognizant ne se contentent plus de former leurs salariés à la culture de leurs clients occidentaux : elles s’attaquent aussi à la formation culturelle de leurs clients afin d’améliorer la qualité des interactions. [ET]

– La bataille est engagée autour des brevets logiciels. Dans le Financial Express, Venkatesh Hariharan, directeur des affaires corporates chez Red Hat, prend la plume pour défendre le point de vue des acteurs du monde du logiciel libre. [FE]

Vol de données. La banque d’investissement californienne Thomas Wiesel Partners vient d’engager des poursuites à l’encontre de BNP Paribas et de l’un de ses employés indiens, à Mumbai, pour vol de données confidentielles. Thomas Wiesel Partners soupçonne le directeur de l’unité de recherche de BNP Paribas à Mumbai, parti précipitamment fin 2007, d’avoir profité de son accès privilégié à ses données clients. [ET]

– Mauvaise nouvelle pour les indiens « marginalisés » : le système des quotas dans le monde de l’éducation ne devrait pas s’appliquer cette année aux 13 IIT du pays. [DNA][NewsX]

Vite lu dans la presse indienne du 25 juillet

– La pollution d’un quartier très industriel de Chennai inquiète les résidents, explique The Hindu. C’est la pollution des eaux de surface et de l’air qui semble particulièrement préoccupante. Personnellement, j’ai été très impressionné par la pollution d’un fleuve qui longe l’hôtel où j’ai séjourné à Chennai : l’eau est tout simplement noire ; le fleuve dégage une odeur comparable à celle d’un égout à ciel ouvert. Mais l’air reste plus respirable que dans les embouteillages de Bangalore.

– Gestion à court terme. La pénurie d’électricité dont souffre Chennai est presque gérée au jour-le-jour. Selon The Hindu, l’état du Tamil Nadu (où se trouve Chennai), va commander quelques 100 MW de capacité supplémentaire pour une période de… un mois. La demande initiale portant sur 300 MW. Mais la capacité totale n’a pas pu être accordée en raison de la situation des autres états du pays. Dans l’état du Maharashtra (où se trouve Mumbai), le déficit de capacité électrique se monte à quelques 6000 MW, entrainant des coupures de 5 à 8 heures dans les grandes agglomération.

– Wipro renforce ses liens avec les écoles d’ingénieurs. Selon le Times of India, la SSII indienne s’est rapproché de 14 écoles d’ingénieurs des états du Tamil Nadu (Chennai), Andhra Pradesh et Karnataka (Bangalore) afin de les aider à former des ingénieurs prêts à l’embauche. L’opération n’a officiellement pas de but lucratif mais pourrait aider Wipro à soigner son image auprès des jeunes et ainsi recruter les meilleurs d’entre eux.

– Un bide ? L’EeePC semble peiner à trouver son public en Inde. Selon le Financial Express, Asus n’en a écoulé que 10 000 unités en quelques mois mais espère bien se refaire avec un objectif de 30 000 unités par mois pour les trois mois à venir. Selon Sumanta Mukherjee, analyste chez IDC India, le marché local n’est pas assez mûr pour ce produit. Mais pour Asus, le lent décollage de l’EeePC en Inde ne serait lié qu’à des problèmes d’approvisionnement.

– Bataille au sommet autour de la brevetabilité du logiciel. Infosys et TCS serait en situation d’opposition frontale avec Red Hat, ici en Inde. Selon le Financial Express, les deux premiers militent contre la Section 3(K) du projet d’amendement à la législation indienne sur la propriété intellectuelle. Celle-ci dispose que les « méthodes mathématiques ou professionnelles, un programme informatique ou algorithme ne sont pas brevetables. » Bien sûr, Red Hat soutient de son côté cet amendement.  

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