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Posts Tagged ‘chiffrement’

RIM plie un peu plus devant le gouvernement indien

Selon la presse indienne, le bras de fer qui oppose RIM aux autorités indiennes semble tourner largement à la défaveur du premier. Pour mémoire, le gouvernement indien souhaite pouvoir intercepter les communications chiffrées des Blackberry depuis (au moins) l’été 2008. Début novembre, le canadien a fait un premier pas pour satisfaire cette demande en ouvrant une installation à Mumbai (Bombay) afin d’aider à la conduite des interceptions légales sur ses services grand public – y compris messenger. Jusqu’ici, les services Blackberry d’entreprise restaient hermétiquement protégés.

Wikileaks: les Etats-Unis ont suivi de près les débats en Inde sur le chiffrement

Deux câbles diplomatiques dévoilés par Wikileaks confirment l’intérêt jusqu’ici soupçonné du gouvernement américain pour les débats, en Inde, autour des communications chiffrées et des écoutes légales.

Google Street View se heurte à la sensibilité sécuritaire indienne

La menace terroriste reste très présente dans les esprits.

Selon MediaNama, Google a du interrompre son travail de photographie systématique des rues de Bangalore, pour son service Street View, à la demande des autorités locales. Selon mes confrères, Google a reçu une lettre de la Police de Bangalore. Mais il n’a pas souhaité commenter son contenu. Lors du début des opérations, Google India avait pourtant assuré avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires pour photographier les rues de Bangalore. Selon un informateur anonyme, le point de litige porterait sur le statut de Google India et sur la collecte massive de données médias par une entreprise étrangère. En outre, l’approche très ouverte de Google en matière de cartographie et d’imagerie satellite ne contribuerait pas trop à lui attirer les grâces des autorités Indiennes. Mais pour comprendre la situation, il convient de revenir un peu en arrière.

 

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Le gouvernement indien peine à lâcher du lest sur les communications chiffrées

Si la tension semble retombée entre RIM et le gouvernement indien, ce dernier ne semble pas avoir renoncé pour autant à ses exigences d’écoute légale des services de communication électronique chiffrés. C’est tout juste s’il a mis de l’eau de son vin.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement indien cherche à faire pression sur les éditeurs de services de communication électronique chiffrés – et tout particulièrement RIM – pour obtenir la possibilité de procéder à des écoutes légales sur ces services. Jusqu’à les menacer d’interdiction d’opérer dans le sous-continent.

 

 

RIM, Nokia, Skype en Inde : menace généralisée sur les communications chiffrées

Après le service de messagerie électronique d’entreprise Blackberry, le gouvernement indien s’attaque au service de messagerie en mode «push» de Nokia. Mais il vise plus large : ce sont tous les services de communication électronique chiffrés qui sont dans son collimateur. Une approche motivée par un impératif sécuritaire que l’on retrouve aussi dans une récente décision des Emirats Arabes Unis. Deux situations qui posent la question des capacités à communiquer de manière sûre des personnes en transit pour affaires dans ces pays. Mais aussi, peut-être, de l’avenir du chiffrement sur Internet.

Le chiffrement du Blackberry serait compromis en Inde

Selon nos confrères du Times of India, une entreprise indienne aurait trouvé le moyen de passer les barrières de confidentialité des données des Blackberry. Et d’indiquer que l’agence de recherche en sécurité Foundation Futuristic Technologies a profité d’une conférence sur le sujet pour faire la démonstration d’une solution permettant de récupérer les données de téléphones chinois à bas coût. Un problème sérieux en Inde, pays qui est allé jusqu’à interdire l’importation et l’utilisation des appareils originaire du géant voisin mais dépourvus de numéro de série (IMEI). Interrogé par nos confrères, le directeur de l’entreprise, Samir Datta, indique avoir soumis sa solution à des partenaires américains pour la faire améliorer.

Vite lu dans la presse indienne du 30 juillet, édition spéciale attentats

– Le terrorisme continue d’alimenter les premières pages de la presse indienne. Dans The Hindu, on apprend ainsi que 18 nouvelles bombes ont été désarmocées à Surat, le second centre de l’activité commerciale dans l’état du Gujarat. A Delhi, on annonce de nouvelles mesures de sécurité, à commencer par le départ des vendeurs installés le long de la rue Ajmal Khan Road. A Hyderabad, les SSII ont décidé de renforcer la sécurité de leurs installations. Le Mail Today, évoque de son côté un second e-mail envoyé par le groupe Indian Mujahideen ce lundi, annonçant d’autres attentats dans l’état du Gujarat, allant jusqu’à préciser ses cibles et son modus operandi. The Hindustan Times publie une interview de Kenneth Haywood, directeur général de Campbell White Executive Soft Skills Company, dont le réseau WiFi a été utilisé pour expédier le premier e-mail de revendication.

– Times of India explique pour sa part que les terroristes utilisent des cartes SIM de pays étrangers pour leurs communications. Ils les obtiendraient grâce à de faux papiers. Ces cartes SIM proviendraient principalement du Pakistan, de Dubai et du Royaume-Uni. Parallèlement, la police de Navi Mumbai demande aux Cyber Cafés d’installer des caméras de surveillance.

– L’enquête conduite sur l’e-mail de revendication des attentats d’Ahmedbad soulève la question de la responsabilité de l’abonné à Internet et du titulaire d’un compte de messagerie électronique. La législation indienne dispose, par extension aux moyens de communication électroniques, que le titulaire ou l’abonné est responsable en d’utilisation illégitime. A charge pour lui d’apporter la preuve de son innocence et d’un piratage de ces outils. WiFi est bien sûr en ligne de mire. Le gouvernement voudrait rendre obligatoire l’usage de mots de passe de sécurisation.

Pour la petite histoire, j’ai résidé à Delhi dans un hôtel proposant un accès à Internet gratuit. Dimanche, à mon arrivée, cet accès avait été coupé. A l’accueil, le personnel évoquait la sécurité. Lundi matin, l’accès WiFi a été rouvert, moyennant sa sécurisation par une clé WEP que j’ai pu obtenir à l’accueil après avoir fourni mes coordonnées complètes. Mais j’ai été surpris de constater que cette modeste disposition de sécurité a été levée dans la journée : dès lundi soir, le réseau WiFi de l’hôtel était redevenu librement accessible.

– Tous les moyens de communication électronique semblent suspects. The Economic Times relève ainsi que le ministère de l’intérieur indien cherche à obtenir un assouplissement du chiffrement des transmissions sur les Blackberry utilisés en Inde. RIM aurait rejeté cette demande au nom des intérêts de ses clients tout en insistant le fait que ses serveurs sont installés au Canada et ne relèvent pas de la compétence du gouvernement indien. RIM se serait vu suggérer d’installer des serveurs en Inde pour ses clients en Inde.

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