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Vite lu dans la presse indienne du 22 juillet

– Tous les relais de croissance sont bons. C’est en gros le sens des propos de Ram Mynampati, président de Satyam. Selon lui, les perspectives à moyen et long terme pour ses activités sont « très bonnes », malgré des « défis » à court terme. Parmi ces défis, on relève notamment la situation économique aux Etats-Unis (60 % du CA de Satyam). Pour surmonter la situation, Satyam mise sur une croissance de son activité en Asie-Pacifique, Australie, Singapour, et au Moyen-Orient. Tout en prévoyant de s’installer au Mexique ainsi qu’au Chili ou en Uruguay. Satyam a récemment ouvert des installations en Egypte et au Brésil.

Des SMS pour alerter des bouchons. La police de Bangalore vient d’inaugurer un service d’alerte par SMS conçu pour prévenir les voyageurs en route pour l’aéroport d’éventuels bouchons provoqués par des conditions météo exceptionnelles. Bien vu : le jour du lancement du service, 2 millions de messages ont été envoyés pour informer du blocage de l’un des accès à l’aéroport international de Bangalore en raison de la pluie.

– En route pour les Philippines ! L’Economic Times révèle que les entreprises indiennes spécialisées dans l’externalisation des processus métiers ont déjà entamé leur migration vers les Philippines. Et de citer notamment Genpact, Sitel, Intelenet, mais aussi des multinationales telles que Citibank et Accenture. Selon le PDG de Quattro BPO Solutions, Raman Roy, les philippins serait plus doués et plus efficaces que les indiens au niveau des simples salariés, mais le pays manquerait de personnels qualifiés pour les postes d’encadrement et de direction. Des postes dès lors confiés à des indiens.

Dell mise sur les revendeurs pour s’étendre en Inde. Les ventes directes n’ont pas l’air de convenir aux PME indiennes : Dell n’a pas obtenu plus de 2 % de ce marché, selon l’Economic Times. Paul-Henri Ferrand, président de Dell pour la région Asie-Pacifique Sud, indique ainsi son intention de développer son réseau de revendeurs. Et de vanter les mérites du modèle de « build-to-order », susceptible d’aider ses partenaires à réduire leurs coûts.

La réputation de Bangalore n’est pas usurpée !

Beaucoup de gens me l’ont dit : Bangalore est une ville embouteillée à l’air difficilement respirable aux heures de pointe. J’avoue que j’avais du mal à le croire. Surtout, j’étais très loin d’imaginer les proportions de la chose.

Hier matin, le taxi qui m’emmenait chez Wipro a dû mettre quelques 2h pour atteindre les bureaux de l’entreprise, contre une heure – grand maximum – prévue initialement. Il semble qu’une manifestation de taxis ait aggravé ponctuellement la situation. Mais, le soir même, alors que la manifestation s’était achevée, rebelote : 1h30 pour accomplir un trajet en ville qui pourrait ne prendre que 20 minutes si la circulation n’était pas aussi dense. Et quand on parle de densité de circulation aux heures de pointe à Bangalore, on évoque des situations où le chauffeur de taxi coupe son moteur pendant quelques 10 minutes, faute de pouvoir avancer ne serait-ce que d’un pouce.

Emboutaillages à Bangalore, en direction d'Electronic City

Las, tout le monde ne procède pas de la manière. Du coup, l’air environnant devient très vite irrespirable (pour un européen, au moins). Seule solution : demander au chauffeur de fermer l’habitacle et de passer l’aération en mode « recyclage » afin couper l’apport d’air extérieur. En rickshaw ou à moto, de nombreux indiens portent des masques, à commencer les policiers en charge de la circulation.

Pour autant des efforts sont faits. La route qui mène à Electronics City, cette ville à côté de la ville où sont installées la plupart des entreprises IT, devrait être doublée d’une voie aérienne d’ici 1 à 2 ans. Un ancien commercial de Dell en Inde, rencontré dans un pub de Bangalore, affirme quant à lui que la situation était bien pire il y a deux ans.

Pour les entreprises installées sur place, la situation est à double tranchant : elle pèse quelque peu sur leur image voire sur leur productivité. Mais elle force parallèlement leurs salariés à venir plus tôt au bureau : ils arrivent chez Wipro à 8h30 le matin, alors que le travail ne commence officiellement qu’à 9h. 

Vite lu dans la presse indienne du 16 juillet 2008

– Tromper l’ennui dans les embouteillages, ce fléau des grandes agglomérations indiennes [et encore, il paraît que Bagalore est bien pire que Mumbai, cette dernière disposant d’un réseau de transport public plutôt efficace et assez peu onéreux.], c’est ce que propose le Times of India, avec les livres lus et enregistrés  sur CD ou baladeur MP3. Et de citer Hormuzd Madan, cadre supérieur chez Accenture, qui se rend péniblement chaque matin à Vikhroli, le quartier des entreprises IT à Mumbai.

Le Times of India se fait également l’écho du déploiement, par la police de Mumbai, d’un nouveau piège technologie contre les voleurs de voitures haut de gamme. Il s’agit d’un véhicule « appât », équipé d’un GPS, d’une caméra et un dispositif de communication GSM : le voleur peut-être filmé en plein flagrant délit et suivi jusqu’à sa planque.

– Dans la même page, Bina Venkatraman, revient sur une nouvelle tendance architecturale tendant à construire des immeubles dans lesquels les habitants pourront produire les cultures nécessaires à leur consommation, ou tout du moins une partie. Ce n’est le toit végétalisé pour lutter contre le réchauffement climatique, mais ça peut aider dans un pays où l’on souffre du prix élevé des denrées de première nécessité. Sauf que cela ne devrait raisonnablement toucher que les classes les plus aisées, au moins dans un bon premier temps. Dans le Mumbai Mirror, Rahul Srivastava, associé d’un cabinet d’architectes, fait le point sur les erreurs dans l’urbanisation de Mumbai, pointant tout simplement l’absence complète de réflexion… urbanistique.

– La recherche publique indienne n’arrive à attirer les talents. La faute à des salaires quatre fois moins élevés que dans le privé (env. 30 000 Rs/an dans le privé ; la même chose que dans le secteur informatique). Les sciences fondamentales attirent quelques 21 % des étudiants. La demande a progressé de 17 % en 2006 avec des déficits de recrutement en agronomie, physique, chimie et botanique.

– Dans le Mumbai Mirror, on apprend la découverte d’un téléphone mobile Motoroka K1, incrusté de diamants, dans une urne à donations d’un temple dédié au dieu Ganesh. Le téléphone fera l’objet d’une mise aux enchères dont les fruits reviendront à l’organisation religieuse Siddhivinayak, la plus riche de Mumbai et l’une des plus riches d’Inde.

– L’Hindustan Times et le Financial Express consacrent quant eux les gros titres de leurs pages économiques aux résultats trimestriels de Tata Consulting Services. Au premier trimestre, clos le 30 juin dernier, TCS a réalisé un bénéfice net consolidé de 12,91 MdRs, soit 7,3 % de mieux qu’un an plus tôt, pour un chiffre d’affaires de 65,3 MdRs. S. Ramadorai, PDG de TCS, a fait état d’un ralentissement de l’activité dans le secteur bancaire, sensible depuis un mois. Les secteurs bancaire et des services financiers représentent quelques 44 % de l’activité de TCS. Le cours de l’action de TCS sur le Bombay Stock Exchange a reculé de 3 % pour toucher son plus bas depuis le 2 novembre 2005 à 728,10 Rs, avant la publication des résultats. A la bourse de Mumbai, c’est Infosys qui semble le plus à la fête avec une progression du cours de son action de 21 % au cours du trimestre écoulé.

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