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Posts Tagged ‘délocalisation’

A Davos, les SSII indiennes défendent leur bilan pour l’emploi en occident

Alors que l’offshore et les délocalisations sont souvent pointées du doigt comme sources de destruction d’emplois, les grandes entreprises indiennes, SSII en tête, ont défendu, à Davos, à l’occasion du Forum Économique Mondial, leur rôle dans les économies occidentales. Une vision positive soutenue notamment par le premier ministre britannique David Cameron.

Dix mille emplois locaux, en Europe et aux Etats-Unis. C’est que HCL Technologies affirme vouloir créer, au cours des cinq prochaines années, par la voix de son Pdg Vineet Nayar. Une position bien plus affirmative que celle qu’il avait tenue devant LeMagIT, à l’automne de 2010. Il indiquait alors pouvoir « créer des emplois en France ».

Il précise vouloir nouer des partenariats avec le monde de l’enseignement, les gouvernements et les collectivités locales pour embaucher de jeunes ingénieurs en occident. De fait, Vineet Nayar met en avant un modèle d’affaires socialement responsable : aujourd’hui, «on n’attend plus seulement des entreprises qu’elles trouvent un équilibre entre leurs objectifs et leurs profits, et entre les impératifs sociaux et individuels afin de créer un modèle de croissance durable […] HCL va plus loin en touchant positivement les communautés au travers de la création d’emplois locaux et du développement d’un écosystème pour supporter et encourager l’innovation ».

Royaume-Uni : HP délocalise 200 emplois publics en Inde

Selon le syndicat PCS, HP s’apprête à délocaliser 200 emplois de la division des systèmes d’information du Ministère britannique du travail et des pensions (DWP) en Inde. Le groupe n’attend plus que le feu vert gouvernemental pour commencer à migrer à Bangalore ces postes de support technique dès le mois d’août. Pour l’heure, ces 200 postes sont répartis entre Newcastle, Lytham St Annes and Sheffield. PCS représente plus de 2 000 salariés de HP au Royaume-Uni. Selon le syndicat, les propositions correspondants à cette décision de délocalisation sont en cours de finalisation.

 

Vite lu dans la presse indienne du 22 juillet

– Tous les relais de croissance sont bons. C’est en gros le sens des propos de Ram Mynampati, président de Satyam. Selon lui, les perspectives à moyen et long terme pour ses activités sont « très bonnes », malgré des « défis » à court terme. Parmi ces défis, on relève notamment la situation économique aux Etats-Unis (60 % du CA de Satyam). Pour surmonter la situation, Satyam mise sur une croissance de son activité en Asie-Pacifique, Australie, Singapour, et au Moyen-Orient. Tout en prévoyant de s’installer au Mexique ainsi qu’au Chili ou en Uruguay. Satyam a récemment ouvert des installations en Egypte et au Brésil.

Des SMS pour alerter des bouchons. La police de Bangalore vient d’inaugurer un service d’alerte par SMS conçu pour prévenir les voyageurs en route pour l’aéroport d’éventuels bouchons provoqués par des conditions météo exceptionnelles. Bien vu : le jour du lancement du service, 2 millions de messages ont été envoyés pour informer du blocage de l’un des accès à l’aéroport international de Bangalore en raison de la pluie.

– En route pour les Philippines ! L’Economic Times révèle que les entreprises indiennes spécialisées dans l’externalisation des processus métiers ont déjà entamé leur migration vers les Philippines. Et de citer notamment Genpact, Sitel, Intelenet, mais aussi des multinationales telles que Citibank et Accenture. Selon le PDG de Quattro BPO Solutions, Raman Roy, les philippins serait plus doués et plus efficaces que les indiens au niveau des simples salariés, mais le pays manquerait de personnels qualifiés pour les postes d’encadrement et de direction. Des postes dès lors confiés à des indiens.

Dell mise sur les revendeurs pour s’étendre en Inde. Les ventes directes n’ont pas l’air de convenir aux PME indiennes : Dell n’a pas obtenu plus de 2 % de ce marché, selon l’Economic Times. Paul-Henri Ferrand, président de Dell pour la région Asie-Pacifique Sud, indique ainsi son intention de développer son réseau de revendeurs. Et de vanter les mérites du modèle de « build-to-order », susceptible d’aider ses partenaires à réduire leurs coûts.