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Microsoft milite pour un immigration choisie plus grande

Selon l’Economic Times of India, Microsoft milite pour une évolution des règles d’immigration qualifiée outre-Atlantique. L’éditeur voudrait ainsi que les Etats-Unis accordent 20 000 visas de travail H-1B par an aux étrangers qualifiés dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques. En outre, Microsoft souhaiterait que le congrès relève de 20 000 le …

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Les salaires restent bas dans les SSII indiennes

«Les entreprises indiennes sont parmi les 10 plus mauvais employeurs – en matière de salaires – dans le secteur IT », commentent crûment nos confrères de l’Economic Times of India. Ils s’appuient pour cela sur une étude menée par le service en ligne de de recrutement MyHiringClub.com. Selon celle-ci, dans les SSII indiennes, le salaire annuel …

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Les SSII indiennes se préparent à encaisser une nouvelle crise

Fini le doute. Malgré certains discours de façade affichant un enthousiasme plus ou moins forcé et guère plus convaincant, les SSII indiennes se préparent manifestement à encaisser un nouveau choc économique : elles ont commencé à adopter des mesures déjà utilisées lors de la crise de 2008/2009. Mais, c'est l'économie tout entière du pays qui devient aujourd'hui source d'inquiétude.

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A Davos, les SSII indiennes défendent leur bilan pour l’emploi en occident

Alors que l’offshore et les délocalisations sont souvent pointées du doigt comme sources de destruction d’emplois, les grandes entreprises indiennes, SSII en tête, ont défendu, à Davos, à l’occasion du Forum Économique Mondial, leur rôle dans les économies occidentales. Une vision positive soutenue notamment par le premier ministre britannique David Cameron.

Dix mille emplois locaux, en Europe et aux Etats-Unis. C’est que HCL Technologies affirme vouloir créer, au cours des cinq prochaines années, par la voix de son Pdg Vineet Nayar. Une position bien plus affirmative que celle qu’il avait tenue devant LeMagIT, à l’automne de 2010. Il indiquait alors pouvoir « créer des emplois en France ».

Il précise vouloir nouer des partenariats avec le monde de l’enseignement, les gouvernements et les collectivités locales pour embaucher de jeunes ingénieurs en occident. De fait, Vineet Nayar met en avant un modèle d’affaires socialement responsable : aujourd’hui, «on n’attend plus seulement des entreprises qu’elles trouvent un équilibre entre leurs objectifs et leurs profits, et entre les impératifs sociaux et individuels afin de créer un modèle de croissance durable […] HCL va plus loin en touchant positivement les communautés au travers de la création d’emplois locaux et du développement d’un écosystème pour supporter et encourager l’innovation ».

En Irlande, HCL oublierait-il «Employees First, Customer Second» ?

La philosophie managériale de Vineet Nayar, Pdg de HCL Technologies, trouverait-elle ses limites en Irlande, dans l’implantation locale de sa branche de BPO ? Quoi qu’il en soit, selon nos confrères britanniques et irlandais, HCL BPO, filiale de HCL Technologies, vient tout juste de notifier ses 1200 collaborateurs locaux de changements drastiques dans leurs conditions contractuelles de travail. Au programme, selon le Belfast Telegraph : « gel ou suppression des grilles de salaires, suppression des 17 mars et 12 juillet comme jours fériés, gel ou suppression des incréments de congés payés, suppression des complémentaires santé, gel des augmentations pour les pensions de reversion, et réduction de la participation de l’entreprise aux revenus des salariés en cas de congé maladie ».

Autant d’avantages accordés par les contrats actuels selon le quotidien qui précise que «l’entreprise ne reconnaît pas les syndicats.» En clair : l’entreprise dénonce massivement les contrats existants et propose aux salariés d’en signer de nouveaux à l’issue d’une période de consultation de 90 jours, avec de nouvelles conditions moins avantageuses, et sans négociation collective appuyée par un quelconque syndicat. De nouvelles conditions qui ne devraient entrer en vigueur que trois mois après leur acceptation individuelle pas les salariés. En cas de refus, la relation sera rompue. Pour justifier cette mesure, HCL BPO évoque deux années de pertes consécutives pour le site irlandais et la pression des clients pour obtenir une baisse des prix.

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La crise soumet les SSII indiennes à une pression inhabituelle

La crise est bien là et ses effets se font sentir sur les SSII indiennes. Infosys observerait ainsi une réduction de 5 % des budgets de ses clients européens, selon nos confrères du Financial Express. TCS ferait déjà face à des annulations de projets. De son côté, le Nasscom, représentant le patronat indien des SSII, vient de réviser une nouvelle fois à la baisse ses prévisions de croissance pour l’exercice fiscal en cours – qui sera clos au 31 mars prochain – à 16-17 % pour un volume d’affaires de 47 Md$. Et de miser sur une croissance 15,3 % pour l’exercice fiscal suivant, pour un volume d’affaires de 60 Md$. Pour Infosys, la croissance, ne serait-ce que pour l’exercice en cours, a des chances d’être encore inférieure à la dernière prévision du Nasscom.

Prudence généralisée

Parallèlement, selon The Economic Times, un nombre croissant d’entreprises chercherait à obtenir des contrats basés sur un principe de partage des risques, intégrant une part de rétribution variable, dépendant des bénéfices opérationnels obtenus par le client à l’issue de l’implémentation de la solution. Le risque financier pour le fournisseur est assez évident… Mais d’autres stratégies sont également développées par les entreprises clientes. Certaines demanderaient par exemple un rabais en l’échange d’un engagement sur un certain volume d’activité pour une période donnée. Le tout dans un effort massif de passage d’une tarification aux ressources mis à disposition à une tarification forfaitaire. Dans ce contexte, les petites et moyennes SSII seraient particulièrement vulnérables. Mais la prudence vaut dans les deux sens : TCS prévoit de qualifier son cahier de commandes sur la base de la solvabilité de ses clients.

Inquiétudes sur l’emploi

Sur le front de l’emploi, l’heure semble, du coup, à la rigueur. L’industrie IT indienne aura créé 223 000 emplois entre mars 2008 et mars 2009 ; elle en créera moins de 100 000 au cours des douze mois suivants, selon le Nasscom. TCS va par exemple repousser un peu la date effective d’entrer en fonction de ses jeunes recrues. Les salaires, pour les jeunes recrues, auraient quant à eux déjà reculé de 10 %. Infosys ne cache pas le risque d’un éventuel recul généralisé des salaires. La SSII aurait en outre placé 2200 collaborateurs jugés peu performants sous surveillance. Ce n’est qu’un petit choc, mais des licenciements ont déjà été annoncés par l’éditeur Sapient, à raison de 300 personnes remerciées en Inde.

Confrontés à cette tension, les salariés semblent bien partis pour chercher à s’accrocher à leur poste : les niveaux d’attrition atteignent des niveaux plancher chez les SSII indiennes, à moins de 15 % voire moins de 12 % chez certaines.

Des perspectives incertaines

Les SSII indiennes attendaient beaucoup du budget prévisionnel du gouvernement indien. C’est une déception, notamment sur le plan de la fiscalité et des avantages liés à certaines zones d’économie spéciale. Mais, pour faire face à la crise, l’industrie IT indienne mise surtout sur les marchés publics locaux, encouragée en ce sens par le ministre indien du commerce, Kamal Nath. Et le Nasscom d’enjoindre aussitôt le gouvernement à débloquer rapidement les budgets ad hoc. Et si KPMG encourage les SSII indiennes à étendre leur présence sur les marchés asiatiques – alors que les investisseurs gagnent précisément la région au détriment de l’Inde –, de nombreux défis attendent ces SSII face à leurs homologues multinationaux. A commencer par le CA par collaborateur, limité à 50/55 000 $ pour les SSII indiennes contre 100 000 pour IBM ou Accenture. Mais une présence véritablement globalisée susceptible d’ouvrir d’autres portes, peut-être plus lucratives. IBM apparaît là comme symptomatique d’une situation potentiellement préoccupante : le géant nord américain pourrait prendre 50 % du marché IT intérieur de l’Inde d’ici la fin 2010, en volume. En valeur, le seuil symbolique aurait déjà été franchi.

Vite lu dans la presse indienne

– Sans donner de détails, la police indienne assure avoir progressé dans la recherche des auteurs de l’e-mail de revendication des attentats de New Delhi (pas ceux d’hier 27 septembre ; les précédents…). [HT] Pendant ce temps-là, les Indian Mujahideen, profitant du soutien financier de la mafia [TH], menacent Mumbai. [HT] Et font un pied de nez à la police du Gujarat en divulguant, dans une vidéo, les codes d’accès à deux comptes de messagerie qu’ils ont utilisés. [ToI] Du coup, comme après les attentats de Bangalore et d’Ahmedabad au mois de juillet, les réseaux WiFi ouverts sont l’objet de toutes les attentions. [FE] Ils seraient 15 000 rien qu’à Mumbai. [MM] Du coup, on commence à expliquer comment protéger les réseaux WiFi et à s’inquiéter des « war drivers ». [ToI][DNA] En attendant, certains n’hésitent plus à soulever la question : l’état indien est-il capable de protéger ses citoyens ? [DNA] D’autant plus qu’il a retardé la création d’un centre dédié à la lutte contre la cybercriminalité. [HT]

– Le modèle de Bangalore fait des émules. Le Népal aimerait bien répliquer l’expérience, faisant émerger sa propre « Silicon City. » [HBL] Pour l’heure, le Népal se contente d’un petit parc IT près de Kathmandu. Mais l’état mise sur son potentiel hydro-électrique pour séduire. De son côté, le Bengale de l’ouest s’apprête à fournir 230 acres de terrain pour les entreprises IT. [TH] Et à Chennai, ce sont les télécoms et l’IT qui portent la demande pour les espaces de bureau. [BS]

Le cours de la roupie, reparti à la baisse, aidera-t-il des SSII indiennes dont les objectifs, en dollars, semblent difficiles à atteindre ? Rajendra Shreemal, trésorier de Wipro, veut y croire. [HBL] Certains analystes l’y encouragent. De son côté, l’inflation est repartie à la hausse, à 12,14 %. [TH]

– Avis de gros temps pour les étudiants : le ralentissement économique aux Etats-Unis semble désormais suffisamment sérieux pour menacer l’embauche des jeunes diplômés des instituts indiens de technologie (IIT). [DNA] Certains enseignants voient tout de même un côté positif à la situation : le recul de la demande dans le domaine financier pourrait ramener les étudiants à la technologie pure, comme l’aéronautique, par exemple. Reste que Gartner estime que la crise ne devrait pas toucher durement les SSII indiennes. [ET] Mais cela n’empêche pas les SSII indiennes de donner déjà des consignes de ralentissement des recrutements. Vingt à vingt-cinq mille emplois pourraient être supprimés en raison de la crise financière. [ET][ET] MPhaSis, filiale locale d’EDS, ne prévoit par exemple plus que 4000 recrutements cette année, contre 8000 initialement prévus. [BS]

– Un étudiant indien en informatique, âgé de 21 ans, a tenté de se suicider. Selon la police, c’est l’éloignement familial – l’étudiant en question était inscrit à l’IIT de Mumbai mais venait d’Andhra Pradesh – qui l’aurait conduit à l’état dépressif ayant mené à la tentative de suicide. [ToI]

– Avec le développement d’Internet, l’Inde s’ouvre au phishing et au vol d’identité en ligne. Les régulations locales ne permettent pas de lutter efficacement contre le problème. Mais Ernst & Young s’attend à de prochaines améliorations, notamment sous la pression du Nasscom. [FE]

– Biswamohan Pani, ancien ingénieur chez Intel, est poursuivi – et fait l’objet d’une enquête du FBI – pour avoir volé 13 fichiers contenant des secrets industriels du fondeur… et les avoir transmis à AMD. [DNA] Pour sa défense, Biswamohan Pani assure que les documents en question étaient destinés à son épouse qui travaille toujours chez… Intel. Le suspect n’est plus employé par AMD.

– Fait-il bon chercher à faire des affaires en Inde ? Pas trop, selon le rapport de la Banque Mondiale qui place le sous-continent à la 122ème position dans un classement qui en comporte 181. Selon le rapport, il faut compter 1 420 jours pour obtenir la pleine réalisation d’un contrat en Inde, contre 150 jours à Singapour, par exemple. [FE] La Russie apparaît à la 120ème place ; la Chine à la 83ème ; et le Brésil à la 125ème. Côté liberté d’entreprendre, l’Inde se place 77ème sur 141 en 2006. [ToI]

– Les indiens que j’ai rencontrés cet été m’ont parlé de leur démocratie avec beaucoup de fierté, évoquant à regret une certaine « faiblesse ». Cette « faiblesse », c’est la corruption. En matière de lutte contre ce fléau, l’Inde vient de tomber à la 85ème place (sur 180), reculant de 13 places en un an, selon une étude de Transparency International. [ToI] La note d’intégrité du pays a très légèrement baissé de 3,5 à 3,4/10. 

Vite lu dans la presse indienne

– La situation économique indienne commence à inquiéter. La croissance de la production industrielle est tombée à 5,4 % au mois de juin, contre 8,9 % un an plus tôt. [ToI] Les coupures d’électricité constituent une autre source de préoccupation : elles menacent la compétitivité des entreprises indiennes, sinon leur survie. [DNA] Mais KC Reddy, analyste chez ABM Amro, estime que l’Inde profitera probablement du ralentissement économique mondial. [DNA]

– Le développement logiciel serait, selon le Nasscom, une piste très prometteuse pour la croissance indienne. Cette activité devrait générer 12 Md$ de CA en 2015, contre 1,4 Md$ en 2008. [FE][ET] L’industrie IT devrait recruter quelques 100 000 personnes en Inde dans les prochains. [ToI] Infosys investit d’ailleurs 10 MdRs pour construire son plus important campus à Hyderabad avec une capacité de 25 000 personnes. [ET] Mais, côté, écoles supérieures, on relève néanmoins un recul des recrutements. [HT]

– Le turnover dans les entreprises indiennes de BPO aurait chuté de 20 points à 30 %, selon le PDG d’Infosys BPO. Principale raison : les salariés chercheraient maintenant à faire carrière dans les entreprises de BPO. [ET]

– La pluie arrive ! Et ce n’est pas forcément une très bonne nouvelle. L’ouest du Maharastra (Mumbai) est à la limite de l’inondation. [ToI] D’autres états, à commencer par le Karnataka (Bangalore), doivent s’attendre à d’importantes précipitations dans le courant de la semaine. [FE] La production électrique souffre, par endroits, de ces fortes pluies, en raison de l’inondation de mines de charbon. [MM]

Tata Tele Services s’apprête à commercialiser les services de communication électronique de RIM. [HT] Parallèlement, l’opérateur investira quelques 2 Md$ pour développer son réseau GSM. [FE] Avec l’objectif de 100 millions d’abonnés en 2011. [DNA]

– Le processus d’attribution des licences 3G, par enchères, devrait être finalisé le 30 septembre. [FE] Mais des observateurs s’inquiètent de ses limitations [ET] et de l’avantage compétitif donné à Airtel et Vodafone [ET], alors même que des opérateurs internationaux, un temps intéressés par le marché indien, devraient jeter l’éponge. [ET] Et certains de relever que, plutôt que de penser 3G, il faudrait peut-être déjà penser 4G. [FE] Parallèlement, le gouvernement indien demande de créer une zone sans couverture mobile, de 500m de large, à proximité des frontières. [HT]

– La sécurité avant tout. Il pourrait être désormais plus difficile d’acheter une carte SIM en Inde : le ministère local de l’intérieur propose que l’on oblige tout demandeur de présenter deux abonnés comme garantie. Le but est d’éviter que des terroristes n’utilisent la téléphonie mobile pour communiquer. [ToI] Et tant pis les auteurs des attentats de Bangalore et Ahmedabad ont utilisé des cartes SIM étrangères.

– La fibre optique démarre lentement à Dehli et Mumbai. L’opérateur BSNL ne compte pour l’heure, dans ces deux villes, que 4 500 à 5000 abonnés. Le déploiement physique des fibres poserait des difficultés. [DNA]

– Le réseau WiFi public de Mumbai sera protégé contre les piratages. C’est du moins ce qu’affirment les autorités qui prévoient un système complet et strict d’enregistrement des utilisateurs, d’authentification et de supervision. [DNA]

– Apprendre à travailler ensemble. Les SSII indiennes telles que TCS, Wipro, Satyam et Cognizant ne se contentent plus de former leurs salariés à la culture de leurs clients occidentaux : elles s’attaquent aussi à la formation culturelle de leurs clients afin d’améliorer la qualité des interactions. [ET]

– La bataille est engagée autour des brevets logiciels. Dans le Financial Express, Venkatesh Hariharan, directeur des affaires corporates chez Red Hat, prend la plume pour défendre le point de vue des acteurs du monde du logiciel libre. [FE]

Vol de données. La banque d’investissement californienne Thomas Wiesel Partners vient d’engager des poursuites à l’encontre de BNP Paribas et de l’un de ses employés indiens, à Mumbai, pour vol de données confidentielles. Thomas Wiesel Partners soupçonne le directeur de l’unité de recherche de BNP Paribas à Mumbai, parti précipitamment fin 2007, d’avoir profité de son accès privilégié à ses données clients. [ET]

– Mauvaise nouvelle pour les indiens « marginalisés » : le système des quotas dans le monde de l’éducation ne devrait pas s’appliquer cette année aux 13 IIT du pays. [DNA][NewsX]

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