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Changer le plomb en or…

Début 2009, l’Inde a eu son Enron, avec le scandale Satyam – dont le procès s’est ouvert au début du mois de novembre. Et puis, cette année, il y a eu les jeux du CommonWealth (CWG). Au programme : prise d’intérêt illégale, fraude à l’attribution de marchés publics… Le tout pour un moment pour l’heure estimé à environ 80 MdRs. Pour certains, une illustration de l’étendue de la corruption en Inde. Mais déjà un autre scandale vient compléter cette illustration : celui de l’attribution des licences mobiles 2G. Le parlement indien semble quasiment paralysé depuis dix jours par la confrontation entre le gouvernement et l’opposition, celle-ci demandant une commission d’enquête parlementaire – en vain jusqu’ici. Pour l’heure, ce scandale a au moins débouché sur la démission du ministre des télécommunications, A. Raja. Mes confrères de l’Economic Times of India en font un résumé : en 2008, neuf entreprises ont obtenu des licences de téléphonie mobile 2G valables pour l’ensemble du territoire indien pour moins de 350 M$. Selon l’opposition, l’Etat indien s’est ainsi privé de plusieurs milliards de dollars – l’attribution des licences 3G a rapporté près de 15 Md$. Quels mécanismes de gouvernance ont ici failli ? Raja aurait ignoré un rapport du contrôleur et audit général. La Cour Suprême indienne a demandé des explications au premier ministre pour son inaction sur le dossier. Le régulateur indien est allé jusqu’à suggérer l’annulation de 69 licences… Mint retrace de manière assez synthétique la chronologie de ce scandale sur lequel plane encore le soupçon de la corruption. et par lequel quelques journalistes pourraient être eclaboussés.

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3G : mise aux enchères des licences indiennes le 7 décembre

Après moult retards et péripéties, c’est finalement ce 7 décembre 2009 que seront mises aux enchères les licences 3G du sous-continent indien. Les licences WiMax suivront, le 9 décembre. Pour la 3G, le prix de réserve des licences a finalement été établi à 35 MRs ; seuls quatre opérateurs pourront venir concurrencer les opérateurs publics BSNL et MTNL – qui ont déjà ouvert des réseaux 3G à travers le pays – dans chacun des « cercles » de la téléphonie mobile indienne – un découpage géographique régional. Les candidats aux enchères ont jusqu’au 13 novembre pour se déclarer. Au total, le gouvernement indien espère dégager 250 MRs du processus. Au-delà des enchères initiales, les opérateurs retenus devront s’acquitter d’une redevance annuelle de 8,5 % de leur chiffre d’affaires.

La portabilité du numéro, quant à elle, devra attendre 2010. Ce nouveau retard serait lié à des difficultés, côté opérateurs, pour l’implémentation du dispositif. Les premiers servis seront Dehli, Mumbai, Kolkata, mais aussi les états du Maharastra, du Gujarat, de l’Andhra Pradesh et du Tamil Nadu (Chennai).

Les équipementiers sur les dents

Alcatel-Lucent, Nokia Siemens, Huawei, ZTE, Ericsson… tous les grands équipementiers télécoms sont évidemment sur les dents, chacun cherchant à s’octroyer la part du lion d’un marché particulièrement alléchant. Ericsson a commencé à augmenter ses investissements en Inde, en R&D (à Chennai et Gurgaon), mais aussi dans le développement de services : l’Inde devrait devenir le hub d’Ericsson pour les services d’administration d’infrastructure et d’outsourcing [HBL]. Egalement présent dans le pays, Motorola y investirait pour expérimenter la 4G, LTE [BS]. Alcatel-Lucent vient d’ouvrir un centre de compétence pour la migration des réseaux vers le tout-IP, à Chennai.

Mais les SSII sont également sur les rangs, notamment pour l’administration de l’infrastructure IT des opérateurs. Loop Telecom doit ainsi attribuer un contrat à 400 M$ sur dix ans ; TechMahindra, Wipro et IBM sont sur les rangs [ToI].

La 3G se heurte à la bureaucratie indienne

Il y a deux semaines, le ministère indien des télécommunications présentait son projet pour l’allocation des fréquences nécessaires à l’ouverture des services de téléphonie mobile de troisième génération. Avec un optimisme qui avait de quoi laissé perplexe, les principaux opérateurs locaux n’ont pas manqué d’exprimer leur ambition d’ouvrir leurs services 3G dès la mi-2009. Les sceptiques pourraient avoir trouvé un allié de poids dans le ministère indien des finances.

Désactiver la 3G, sur l'iPhone, en Inde, c'est gagner en autonomie sans perdre en débit. Pour le moment.

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L’Inde s’ouvre enfin à la 3G, mais aussi à WiMax

C’est la grande nouvelle de la fin de la semaine dernière. Les conditions d’ouverture des réseaux de téléphonie mobile 3G en Inde sont désormais arrêtées et connues.

Les relais GSM sont légion dans les grandes villes indiennes.

Les licences (20 ans ; 1 bloc de 5 MHz dans la bande de 2,1 GHz) seront mises aux enchères, avec un prix de réserve global à 20 MdRs. Le pays sera divisé en zones. Pour les zones de type A (Delhi, Mumbai, le Maharashtra, le Gujarat, l’Andhra Pradesh, la Karnataka, le Tamil Nadu), le prix de réserve est de 1,6 MdRs par licence. Pour les zones de type B et C, moins attractives, le prix de réserve s’élève de 300 à 800 MRs par licence. Dans chaque zone, le nombre d’opérateurs pourrait monter à 10, avec un nombre initial de 5.  Au total, le gouvernement indien espère obtenir quelques 300 à 400 MdRs de ces enchères.

Le nombre de licences proposées peut paraître élevé. Mais, comme le relève Times of India, l’arrivée de nouveaux entrants risque d’être difficile : ils devront s’acquitter d’une taxe de 16,51 MdRs en plus du prix de la licence. Romal Shettyn directeur exécutif de KPMG en Inde, s’inquiète, auprès de The Economic Times, de la perspective d’un coût élevé des licences : « par le passé, les enchères sont devenues folles dans d’autres pays. Le coût a été transféré sur les clients. » En Inde, un tel transfert pourrait, selon lui, rendre la 3G inaccessible aux consommateurs.

Selon le ministère indien des télécommunications (DoT), le processus pourrait commencer d’ici 4 mois. Dans ses colonnes, DNA Money précise que Reliance pourrait ouvrir son réseau en 6 mois, après octroi de la licence. Ce qui envoie à juin 2009. Mais Times of India, dans ses pages Business, relève que le DoT s’est bien gardé de préciser la durée des enchères. Et de l’estimer pour sa part à 5 mois. Voilà qui retarderait significativement l’ouverture des premiers services 3G commerciaux.

The Economic Times précise enfin que les licences WiMax seront mises aux enchères parallèlement, avec un prix de réserve de 5 MdRs. 

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