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Vite lu dans la presse indienne

– Sans donner de détails, la police indienne assure avoir progressé dans la recherche des auteurs de l’e-mail de revendication des attentats de New Delhi (pas ceux d’hier 27 septembre ; les précédents…). [HT] Pendant ce temps-là, les Indian Mujahideen, profitant du soutien financier de la mafia [TH], menacent Mumbai. [HT] Et font un pied de nez à la police du Gujarat en divulguant, dans une vidéo, les codes d’accès à deux comptes de messagerie qu’ils ont utilisés. [ToI] Du coup, comme après les attentats de Bangalore et d’Ahmedabad au mois de juillet, les réseaux WiFi ouverts sont l’objet de toutes les attentions. [FE] Ils seraient 15 000 rien qu’à Mumbai. [MM] Du coup, on commence à expliquer comment protéger les réseaux WiFi et à s’inquiéter des « war drivers ». [ToI][DNA] En attendant, certains n’hésitent plus à soulever la question : l’état indien est-il capable de protéger ses citoyens ? [DNA] D’autant plus qu’il a retardé la création d’un centre dédié à la lutte contre la cybercriminalité. [HT]

– Le modèle de Bangalore fait des émules. Le Népal aimerait bien répliquer l’expérience, faisant émerger sa propre « Silicon City. » [HBL] Pour l’heure, le Népal se contente d’un petit parc IT près de Kathmandu. Mais l’état mise sur son potentiel hydro-électrique pour séduire. De son côté, le Bengale de l’ouest s’apprête à fournir 230 acres de terrain pour les entreprises IT. [TH] Et à Chennai, ce sont les télécoms et l’IT qui portent la demande pour les espaces de bureau. [BS]

Le cours de la roupie, reparti à la baisse, aidera-t-il des SSII indiennes dont les objectifs, en dollars, semblent difficiles à atteindre ? Rajendra Shreemal, trésorier de Wipro, veut y croire. [HBL] Certains analystes l’y encouragent. De son côté, l’inflation est repartie à la hausse, à 12,14 %. [TH]

– Avis de gros temps pour les étudiants : le ralentissement économique aux Etats-Unis semble désormais suffisamment sérieux pour menacer l’embauche des jeunes diplômés des instituts indiens de technologie (IIT). [DNA] Certains enseignants voient tout de même un côté positif à la situation : le recul de la demande dans le domaine financier pourrait ramener les étudiants à la technologie pure, comme l’aéronautique, par exemple. Reste que Gartner estime que la crise ne devrait pas toucher durement les SSII indiennes. [ET] Mais cela n’empêche pas les SSII indiennes de donner déjà des consignes de ralentissement des recrutements. Vingt à vingt-cinq mille emplois pourraient être supprimés en raison de la crise financière. [ET][ET] MPhaSis, filiale locale d’EDS, ne prévoit par exemple plus que 4000 recrutements cette année, contre 8000 initialement prévus. [BS]

– Un étudiant indien en informatique, âgé de 21 ans, a tenté de se suicider. Selon la police, c’est l’éloignement familial – l’étudiant en question était inscrit à l’IIT de Mumbai mais venait d’Andhra Pradesh – qui l’aurait conduit à l’état dépressif ayant mené à la tentative de suicide. [ToI]

– Avec le développement d’Internet, l’Inde s’ouvre au phishing et au vol d’identité en ligne. Les régulations locales ne permettent pas de lutter efficacement contre le problème. Mais Ernst & Young s’attend à de prochaines améliorations, notamment sous la pression du Nasscom. [FE]

– Biswamohan Pani, ancien ingénieur chez Intel, est poursuivi – et fait l’objet d’une enquête du FBI – pour avoir volé 13 fichiers contenant des secrets industriels du fondeur… et les avoir transmis à AMD. [DNA] Pour sa défense, Biswamohan Pani assure que les documents en question étaient destinés à son épouse qui travaille toujours chez… Intel. Le suspect n’est plus employé par AMD.

– Fait-il bon chercher à faire des affaires en Inde ? Pas trop, selon le rapport de la Banque Mondiale qui place le sous-continent à la 122ème position dans un classement qui en comporte 181. Selon le rapport, il faut compter 1 420 jours pour obtenir la pleine réalisation d’un contrat en Inde, contre 150 jours à Singapour, par exemple. [FE] La Russie apparaît à la 120ème place ; la Chine à la 83ème ; et le Brésil à la 125ème. Côté liberté d’entreprendre, l’Inde se place 77ème sur 141 en 2006. [ToI]

– Les indiens que j’ai rencontrés cet été m’ont parlé de leur démocratie avec beaucoup de fierté, évoquant à regret une certaine « faiblesse ». Cette « faiblesse », c’est la corruption. En matière de lutte contre ce fléau, l’Inde vient de tomber à la 85ème place (sur 180), reculant de 13 places en un an, selon une étude de Transparency International. [ToI] La note d’intégrité du pays a très légèrement baissé de 3,5 à 3,4/10. 

Une série d’attentats touche Delhi

Après Bangalore et Ahmedabad, c’est au tour de Delhi d’être victime du terrorisme des islamistes indiens. A l’heure où ces lignes sont écrites, on recense déjà plus d’une vingtaine de morts et d’une centaine de blessés. Autant le dire tout de suite : Romain Dupuy, cofondateur de la société Spaarth, installé à Delhi et contributeur de ce blog, est sain et sauf.

Selon la presse indienne, au moins cinq bombes auraient explosé, réparties dans les quartiers de Karol Bagh, Connaught Place et Greater Kailash (GK-1). Personnellement, je m’attends à un bilan plus lourd : les quartiers visés – et notamment celui de Karol Bagh – font des cibles de choix pour les terroristes tant la foule peut y être dense. Pour vous faire idée, voici un extrait d’une vidéo tournée cet été sur Gaffar Market, au cœur de Karol Bagh, là où l’une des attaques a eu lieu aujourd’hui.

La tension était récemment retombée, du moins en apparence, alors que la police pensait tenir une partie des responsables des attentats de Bangalore, le 25 juillet, et d’Ahmedabad le lendemain. En apparence seulement car, selon plusieurs quotidiens indiens, les forces de l’ordre indiennes savaient que New Dehli était la prochaine cible : les terroristes arrêtés à la suite des attentats de la fin juillet auraient avoué que ces opérations faisaient partie d’un projet plus vaste intégrant la capitale du pays, un projet baptisé « BAD », pour « Bangalore-Ahmedabad-Delhi ». L’information provient du premier ministre de l’état du Gujarat, Narendra Modi, qui affirme avoir communiqué ces données au premier ministre du pays, Manmohan Singh, ainsi qu’au conseiller national à la sécurité, M.K. Narayanan.

Abdul Bashar, considéré comme le cerveau de l’opération, serait actuellement retenu par la police du Gujarat. Mais les forces de l’ordre sont toujours à la recherche d’Abdul Subhan Qureshi, ancien leader du mouvement étudiant radical interdit SIMI (Students Islamic Movement of India) et ex-employé de Wipro à Mumbai, considéré comme l’informaticien en chef de l’opération. Et, encore une fois, les technologies de l’information se retrouvent placées au cœur de l’enquête.

C’est en effet dans un e-mail que les Indian Mujahideen ont revendiqué les attentats d’aujourd’hui à Delhi. Dans ce courriel – 13 pages agrémentées d’une vidéo -, les terroristes insistent sur leur intention de commettre ces attentats en plein Ramadan.

Et cette fois-ci encore, l’e-mail de revendication a été envoyé via un accès WiFi piraté. Aujourd’hui, il s’agirait de celui de l’entreprise Kamran Power Control, dans ses locaux de Chembur à Mumbai. Lors des précédents attentats de Bangalore et d’Ahmedabad, l’utilisation du réseau WiFi, piraté, de l’américain Kenneth Haywood avait permis aux terroristes de brouiller les pistes, un temps du moins. Dans un récent e-mail, Abdul Subhan avait même poussé la provocation jusqu’à présenter Kenneth Haywood comme un allié, après son départ précipité aux Etats-Unis. Mais l’américain est depuis revenu à Mumbai.

Reste à savoir si la piste informatique permettra d’avancer dans l’enquête sur les attentats de Delhi : TCS et le Nasscom avaient fait chou blanc dans l’enquête précédente. La police était néanmoins parvenue à remonter une piste à partir de cartes SIM. Aujourd’hui, elle semble disposer de pistes sérieuses, notamment grâce à des témoins visuels.

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