India

Posts Tagged ‘piratage’

Inde : un bureau de police dédié à la lutte contre la cybercriminalité

Gurgaon. Banlieue sud-ouest de New Delhi aussi connue pour ses centres de services d’externalisation de processus métiers (BPO) que Noida, à l’est, peut l’être pour ses SSII. Selon l’Hindustan Times, la ville réfléchit à «mettre à niveau sa cellule de lutte contre la cybercriminalité avec un poste de police dédié ». Entre plaintes pour piratage …

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Gurgaon. Banlieue sud-ouest de New Delhi aussi connue pour ses centres de services d’externalisation de processus métiers (BPO) que Noida, à l’est, peut l’être pour ses SSII. Selon l’Hindustan Times, la ville réfléchit à «mettre à niveau sa cellule de lutte contre la cybercriminalité avec un poste de police dédié ». Entre plaintes pour piratage …

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Piratage de cartes bancaires à 45 M$ : la sécurité du BPO indien en question

Alors que la justice américaine vient de révéler un piratage de cartes prépayées mondial d’un de grande ampleur, les regards se tournent vers les systèmes d’information dont la vulnérabilité à permis l’opération. Et ils se trouvent en Inde, dans des entreprises d’externalisation des processus métiers.

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Liaisons dangereuses entre renseignement pakistanais et crime organisé en Inde

Cet article est extrait de l'édition n°30 de la lettre d'information Security Defense Business Review, à paraître le mardi 14 décembre.

Les autorités indiennes viennent de saisir le GAFI [Groupe d’Action Financière, qui lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, NDLA] au sujet des fausses roupies qui seraient produites par le Pakistan. Les services de renseignement indiens accusent le Pakistan de vouloir déstabiliser leur économie en favorisant les réseaux de fausse monnaie et l’Inde soupçonne que les bénéfices de ce trafic servent ensuite à financer des organisations terroristes « sponsorisées » par l’ISI (Inter-Services Intelligence,  principale agence de renseignement pakistanaise). Le réseau s’étendrait en Inde, au Népal, au Pakistan, au Bangladesh, en Thaïlande et aux Emirats Arabes Unis.

Fausse monnaie et contrefaçons multimédia, même combat…

Si cette affaire relève de la rivalité historique entre les deux puissances régionales, elle révèle aussi les liens entre les services pakistanais et le crime organisé indien. Selon les informations indiennes, les fausses roupies seraient imprimées à Quetta (capitale du Baloutchistan, au sud-ouest du pays, près de la frontière afghane) et entreraient ensuite en Inde en utilisant les réseaux de la « D-Company ». Une des filières de distribution de la fausse-monnaie se ferait en parallèle aux réseaux de revente de DVD et CD contrefaits, eux aussi entre les mains de la « D-Company », organisation criminelle considérée comme une des plus puissantes du sous-continent dont le leader est Dawood Ibrahim Kaskar. Contrebandier puis trafiquant de drogue, Dawood s’est fait une place au sein de la pègre indienne en s’alliant avec des criminels hindous et musulmans. La « D-Company » s’est également spécialisée dans le racket de l’industrie cinématographique indienne, le mythique « Bollywood », et dans les paris illégaux sur le sport national, le cricket.

(suite…)

L’inde, un pays sûr ?

Souvenez-vous, c’est en juillet dernier, alors que j’étais en Inde pour LeMagIT : Bangalore était frappée par 9 explosions de bombes [au moment des explosions, j’étais en avion, en transit pour Bangalore depuis Chennai, justement…].

La question de la sécurité des entreprises IT de la région a été posée, notamment par nos confrères de DNA Sunday rappelant que les faillés de sécurité du périmètre d’Electronic City, où sont installées toutes les entreprises IT de Bangalore, n’ont pas été colmatées. Et l’on a même pu entendre des patrons de ces entreprises demander l’aide de l’Etat pour renforcer la sécurité des lieux.

Depuis, il y a eu les attentats d’Ahmedabad, de New Delhi et encore de Mumbai, notamment. Al-Qaeda a récemment menacé d’autres attaques sur le pays.

La personne responsable du financement des attentats de Bangalore aurait été arrêtée récemment, confirmant le lien avec l’organisation LeT, responsable des attentats de Mumbai. Et ce financement semble désormais clairement lié à la mafia, comme certains l’évoquaient déjà en septembre dernier. La mafia, qui serait en train de faire de l’Inde une plaque tournante de la drogue, tirerait notamment d’importants revenus… du piratage de films, selon un rapport du think tank américain, la Rand Corporation. Tiens, justement, la police indienne vient de saisir pour 600 000 Rs de VCD et DVD pirates.

Certes, désormais, les entreprises IT et les compagnies pétrolières figurent en tête des priorités de la CISF, la Central Industrial Security Force, une unité de police indienne dédiée à la protection des sites industriels. Mais le risque terroriste n’est pas le seul. Il y a quelques mois, on pu suivre l’histoire malheureuse d’un patron lynché à Noida par des salariés qu’il venaient de licencier. A Pune, un chef de projet d’une entreprise spécialisée dans le développement logiciel vient d’arrêté : il est accusé d’avoir ouvert le feu sur trois personnes à l’issue d’une dispute liée à la conduite automobile…

A cela, on peut bien sûr ajouter les violences interconfessionnelles ou politiques. Fin janvier, des Maoistes ont par exemple fait exploser un centre de contrôle du réseau de l’opérateur mobile public BSNL, à Bihar. Dans un e-mail, Devidas explique : « les Maoistes ne veulent pas de présence gouvernementale et BSNL est une entreprise publique. Détruire la tour permet aussi de couper les communications de la police, notamment. » Mais ce n’est pas tout : ces extrémistes peuvent aussi s’en prendre à des intérêts privés : « détruire les tours d’un opérateur privé leur donne l’opportunité de dire qu’ils combattent les forces capitalistes. Par le passé, ils se sont aussi attaqués à des prisons, pour faire évader des complices. » Et Devidas d’indiquer que le problème n’est pas isolé : « Dans certaines régions de l’état d’Andhra Pradesh, c’est la routine depuis au moins 30 ans. Dans l’Ouest du Bengale et en Orissa, le problème est présent depuis 1997, lorsque le mouvement des Naxals s’est manifesté pour la première fois. Même chose au Maharashtra. » Et d’ajouter que Naxals et Maoistes visent les réseaux de télécommunications ouverts au public parce que… ils ont leurs propres réseaux télécoms, très modernes et très efficaces.

Bref, non, décidément, l’Inde n’est pas le pays tranquille de certaines images d’Epinal.

Vite lu dans la presse indienne

– Pas un jour ne passe depuis deux semaines sans que la presse indienne ne consacre au moins un article à l’événement du moment : la mission automatisée pour la lune Chandrayaan-1. Les premières phases de la mission se sont bien déroulées. La sonde est entrée dans l’orbite lunaire le week-end dernier avant de se poser sur la lune ce week-end. [TH] Une seconde mission de ce type est déjà programmée pour 2012, en association avec la Russie. [ToI]

– La crise, quelle crise ? « Les fondamentaux de l’industrie des services informatiques sont bons. Je n’entrevois pas de suppressions de postes. » Cela sort de la bouche de Nandan Nilekani, vice-président du conseil d’administration d’Infosys. [DNA] Mais le cela n’empêche pas un représentant du gouvernement indien de tenir un discours bien différent, selon lequel « la crise financière globale affecte significativement les exportations indiennes. » [NewsX] D’ailleurs, la morosité ambiante a tout de même atteint des SSII finalement peu enclines à célébrer Diwali. [NewsX] L’immobilier de bureaux lui-même commencerait à en faire les frais. [HBL] Le recul attendu des investissements des PME indiennes pourrait renforcer la tendance. [FE] Mais qu’à cela ne tienne, pour le Nasscom, l’industrie IT indienne est « immunisée » contre la crise. [ET] La chambre syndicale du patronat indien pourra se gargariser de la croissance du montant des exportations des zones d’économie spéciale (SEZ) IT, au Karnataka, en octobre 2008 par rapport à octobre 2007, à 633 M$. [ITE] En attendant, les administrations locales américaines semblent s’être lancées à recherche d’investissements venus d’Inde ou de Chine. [ET]

– L’Inde commence à s’intéresser aux conditions de travail dans son industrie des services informatiques. Un panel d’observateurs vient d’être constitué ; il rendra ses conclusions d’ici un mois. [TH] Retrouvez notre enquête sur les conditions de travail dans l’industrie IT indienne sur LeMagIT.

– Alors que l’industrie IT indienne s’interroge sur la politique à venir de la future administration Obama, le Nasscom prévoit de rencontrer l’équipe du nouveau président américain au mois de mars prochain. [ET]

– Non seulement la croissance de l’activité des SSII indiennes a sensiblement ralenti au trimestre dernier mais, en plus, le coût de leur masse salariale a globalement progressé de manière significative, en moyenne 30 % pour les quatre premières SSII du pays. [HBL]

– L’état du Bengal de l’Ouest veut attirer les entreprises IT. Jusqu’à leur proposer des infrastructures susceptibles de leur permettre de démarrer leur activité en 24h. Qui y croît vraiment ? [BS]

– Le Nasscom cherche à obtenir une extension de rien moins que 5 ans des SPTI, ces zones d’activité à la fiscalité particulièrement avantageuse sur lesquelles se sont développées les SSII indiennes. [BS]

– La roupie continue de reculer face au dollar. [HT] Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle, notamment pour les consommateurs : au premier novembre, par exemple, LG a décidé d’augmenter ses prix en Inde. [ET]

– Le diésel fait son retour dans l’actualité. Le gouvernement de l’état du Tamil Nadu (Chennai), vient d’offrir le remboursement de 10Rs par litre de diésel pour les entreprises IT. Le coût de la production électrique autonome deviendrait-il insupportable ? [BS] Entre novembre et mars, l’Inde pourrait souffrir d’une nouvelle pénurie de diésel, à hauteur de 2,5 millions de tonnes. [ET]

– Leader sur le marché indien de l’informatique personnelle, HP s’attend, avec les ordinateurs portables, à une « révolution comparable à celle du téléphone mobile. » [FE] De son côté, Reliance Communications a décidé d’offrir des ordinateurs portables à ses abonnés. Le retour de la subvention du terminal ? [ToI] En attendant, la révolution 3G du téléphone mobile indien semble encore promise à un retard. [FE] A Delhi et dans 8 autres cercles, les fréquences disponibles seraient insuffisantes pour développer le service. [ToI] En attendant, les opérateurs mobiles pourraient relever leurs tarifs afin d’amortir une taxe « oubliée » par le ministère des finances lors de l’attribution des licences 2G. [HBL]

– Cinq pirates ont été arrêtés. Ils exploitaient des failles de sécurité des systèmes de paiement en ligne utilisés en Inde pour détourner des fonds. [IBN] 69 %. Ce serait le taux de piratage des logiciels en Inde en 2007, pour un coût de 2 Md$. [ITE]

Innover. Pour Sudin Apte, du cabinet Forrester Research, c’est un devoir pour les SSII indiennes si elles veulent rester compétitives face aux à leurs concurrentes occidentales qui, elles, multiplient les efforts pour baisser leurs coûts. [HBL]

– Le Japon. C’est le nouveau relais de croissance promu par le Nasscom. [HBL] Il y aurait là 108 Md$ d’opportunités à saisir. Une école d’ingénieurs en informatique indo-japonaise doit voir le jour à Hyderabad. [ToI] Et le Green IT dans tout ça ? Avec un CA annoncé de 90 000 MdRs en 2011, sur la région Asie-Pacifique, ce pourrait être un beau relais de croissance. [BS]

Un pirate indien derrière le vol des données de clients de Best Western [MàJ2]

Selon Express India, un pirate indien est soupçonné d’avoir aidé un gang mafieux russe à voler les données personnelles de huit millions de clients de la chaine hôtelière Best Western, au cours des 12 derniers mois. Pour une première estimation de coût de l’ordre de 3 M£. La chaîne hôtelière réfute un piratage d’une telle ampleur.

(suite…)

Le piratage des contenus culturels touche aussi l’Inde

…mais pas de la même manière que l’Europe. Ici, on ne parle pas encore de piratage par Internet. La copie illégale se fait principalement sur des supports physiques, CD et DVD. Kulmeet Makkar, PDG du très puissant Reliance Entertainment, le piratage musical engendrerait une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 40 à 50 %, contre 70 à 80 % pour les films. Dans tous les cas, ce sont les ventes de supports physiques, dans la rue, qui sont le principal vecteur du piratage en Inde. Dans le domaine musical, on compte aussi le transfert illégitime de contenus protégés entre téléphones mobiles. Que ce soit pour les films ou pour la musique, il faut enfin compter avec la diffusion publique illégale des contenus.

Les délais de mise sur le marché sont étonnamment courts. Jivraj Burman, journaliste à l’Indo Asian News Service, m’avait fait part d’un délai de l’ordre de 48h, ce que confirme Kulmeet Makkar. Des délais aussi courts sont atteints grâce à des complicités internes. L’industrie suspecte autant la distribution que… les services chargés de veiller à la sécurité des produits culturels.

Selon un « consommateur occasionnel » interrogé sur le sujet il y a quelques jours, il faut se méfier : « sur certains DVD, ils cherchent à mettre trop de films et la qualité est mauvaise. »

La production et la distribution des CD et DVD pirates serait « organisée et protégée par la mafia », selon Kulmeet Makkar. Avec des centres de « production » au Pakistan et en Asie du sud-est. Mais cette protection ne fait apparemment pas tout : dans l’édition du 25 juillet du Times of India, on apprend ainsi l’arrestation d’un homme de 37 ans, diplômé mais sans emploi conforme à sa qualification, qui vendait des DVD pirates. La police en aurait saisi quelques 3000 à son domicile. Pour ne rien arranger, des films pornographiques figuraient apparemment dans le lot.

L’homme en question aurait reçu livraison de ces DVD à Pudhucherry et les aurait cachés chez lui dans l’attente de les livrer à des boutiques de Kancheepuram et Chengalpattu.

Depuis le début de l’année, la police de Chennai aurait procédé à quelques 916 saisies et arrestations de ce type, recueillant un total de plus de 200 000 CD et DVD pirates, pour un préjudice estimé à plus de 10 MRs.

Vite lu dans la presse indienne du 18 juillet 2008

Le piratage ferait des ravages, en Inde. C’est du moins ce que m’a indiqué Jivraj Burman, journaliste de l’agence Indo-Asian News Service. Je dois en discuter avec Kulmeet Makkar, PDG de Reliance Entertainment. Selon le Mumbai Mirror, l’industrie indienne de la musique et des contenus pour mobiles prévoit une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 8 MdRs par an à partir de 2010 du fait du partage de ces contenus entre utilisateurs de téléphones mobiles (par Bluetooth par exemple), ou encore de la commercialisation illégale de ces contenus par des sites Web indélicats. L’Inde compte quelque 270 millions d’abonnés au mobile. 25 à 30 % des mobiles en service dans le pays seraient capables d’exploiter ces contenus.

– Le Mumbai Mirror s’indigne d’une attente de 30h à Paris qu’ont dû supporter quatre indiens en escale à Roissy-CDG pour 40 minutes avant leur vol pour Mumbai. Leur premier avion, en partance de Londres, a été retardé. Le vol pour Mumbai n’était pas encore parti mais l’embarquement a été refusé par le personnel au sol. Au final, c’est surtout l’attitude du personnel d’Air France qui provoque l’indignation, un personnel qui aurait répondu « no English » à toutes les questions et n’aurait pas proposé la moindre prise en charge.

Des stagiaires. Voilà comment, selon le Financial Express, Tata Consultancy Services entend maîtriser ses coûts. Il y a un an, les stagiaires représentaient 38 % des recrutements chez TCS. Au premier trimestre clos le 30 juin, ils représentaient 61 % des 7400 nouvelles embauches de TCS. Au cours du premier trimestre, son personnel a coûté à TCS quelque 55 % de son chiffre d’affaires.

– La 3G pourrait arriver en Inde d’ici la fin 2009 si… le gouvernement se décide enfin à lancer les enchères sur les licences. Car le processus n’est pas encore ouvert. Le Business Standard relève d’ailleurs que le ministère local des télécommunications pourrait doubler le nombre de licences proposées, le portant à huit.

– Le commerce ne se porte pas merveilleusement bien, semble-t-il. Du moins, les Mall indiens voient-ils des enseignes commencer à les quitter. Etam compte parmi les six enseignes qui ont déjà quitté le Mall de Palm Beach Galleria à Navi Mumbai, la faute à des ventes en baisse et à des loyers qui explosent.

– Dans le Business Standard, K Rajani Kanth relève, depuis Hyderabad, que les sociétés de développement de logiciels indiennes, et tout particulièrement les PME, se tournent vers l’Europe. Dépendant des Etats-Unis pour 75 % de leur chiffre d’affaires, ces entreprises souffrent particulièrement de la crise financière de l’autre côté de l’océan Pacifique.

– Vers un « Credit Crunch » à l’indienne ? B G Shirsat interroge dans le Business Standard. Il relève en particulier la part croissante des prêts non assurés accordés par les banques indiennes. Sur la période 2007-2008, cette part serait de près de 21,8 %, contre 19,36 % sur la période précédente et 13,46 % sur la période 2003-2004. Parmi ces prêts non assurés, on trouve, pêle-mêle, des crédits conso, des prêts étudiants, des crédits de développement pour les zones rurales mais aussi des prêts aux PME.

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