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Vite lu dans la presse indienne du 1er août

– La recherche de l’auteur de l’e-mail de revendication des attentats d’Ahmedabad prend une tournure impressionnante : The Economic Times explique que la section anti-terroriste de la police de Mumbai a obtenu l’aide du Nasscom pour mener une fouille systématique de tous les ordinateurs personnels des habitants de la résidence Gunina Cooperative Housing Society où résidait Kenneth Haywood. Dans le Pune Mirror, on apprend que la police a subi un sérieux revers à Ahmedabad avec la disparition des enregistrements des caméras de surveillance qui auraient pu permettre de voir le visage des terroristes : « les fichiers ont été soit effacés, soit écrasés par de nouveaux enregistrements, » explique le quotidien.

– D’ici un an et demi, la région de Pune bénéficiera de 11 centrales électriques de cogénération pour une capacité de 185MW. Globalement, ce sont quelques 55 projets de centrales de cogénération qui ont été approuvés dans l’état du Maharastra pour une capacité totale de 1000 MW.

– Il n’y a pas qu’en Europe que les consommateurs sont mécontents des hotlines. The Economic Times relève, sans donner de chiffre précis, que « beaucoup » d’indiens partagent de sentiment. Principales de sources de mécontentement : des automates complexes, des interlocuteurs incompétents, le refus de prendre en compte une plainte au motif qu’elle serait « frivole » ; le refus de fournir des références de suivi de plainte ; le refus de laisser les consommateurs communiquer avec un supérieur ; et enfin le coût des appels aux hotlines.

– L’industrie IT indienne veut savoir à quelle fiscalité se ranger. The Economic Times explique qu’elle vient de demander au gouvernement indien de lui préciser si ses productions relèvent des services ou des biens.

– DNA Money explique que Reliance Communications, le premier opérateur mobile indien, n’achèvera son réseau GSM qu’en 2009. Le pays compte 23 zones de couverture ; Reliance Communications n’est présent en GSM que dans 8 d’entre elles. Pour l’heure, l’opérateur compte 43 millions d’abonnés CDMA contre seulement 8 millions d’abonnés GSM. The Times of India relève de 24% au premier trimestre, clos le 30 juin, à 15,12 MRs.

Vite lu dans la presse indienne du 31 juillet

– Mauvais temps pour les patrons de cybercafés. Dans Pune Newsline, j’apprends que tous les cybercafés ouverts sans licence délivrée par la police devront être fermés. C’est valable pour tout l’état du Maharastra et c’est bien sûr lié aux récents attentats de Bangalore et Ahmedabad. Las, ces autorisations ne concernent pas que des questions de sécurité informatique. Elles touchent aussi à la sécurité sanitaire, notamment pour la vente de boissons. Restent certains cybercafés iraient déjà au-delà des exigences des autorités en photographiant leurs clients et en notant les références d’une pièce d’identité.

– Selon The Indian Express, la police indienne considère comme très probable que l’ordinateur de Keith Haywood, cet américain dont la connexion à Internet a été détournée pour envoyer le mail de revendication des attentats de samedi à Ahmedabad, ait été infecté par un cheval de Troie : les terroristes auraient alors pu prendre le contrôle de l’ordinateur portable afin d’expédier leur courriel en toute impunité. Reste à savoir pourquoi Haywood a été choisi. Celui-ci a d’ailleurs précisé à la police avoir laissé un technicien, envoyé par son FAI, bidouiller sa connexion WiFi plus de 20 fois. Ce technicien aurait connaissance de son mot de passe et lui aurait clairement indiqué de ne pas le changer.

– Dans Mint, Nirai Seth revient sur l’intérêt croissant des SSII indiennes pour l’Europe continentale : « sur le campus d’Infosys, un groupe d’ingénieurs vient d’apprendre récemment les bases de l’étiquette française : toujours se lever lorsqu’une femme entre dans la pièce ; ne pas poser ses coudes sur la table ; et, plus important, ne pas parler affaires pendant le repas. » Vu de Bangalore, les législations européennes seraient un frein à l’externalisation vers l’Inde : « Ils sont un peu plus rigides [qu’aux Etats-Unis] », explique Ayan Mukeherji, directeur exécutif de Wipro pour l’Europe, tout ajoutant qu’il pense que les européens « vont développer plus de confiance à notre égard avec le temps. » Et Nirai Seth de s’attarder sur les procédures de formation culturelle mises en place chez TCS. Procédure sur lesquelles j’aurai l’occasion de revenir plus tard, dans LeMagIT.

Changement de programme

On a beau préparer aussi soigneusement que possible un projet comme celui de cette enquête en Inde, l’imprévu arrive toujours à se faufiler. Là, ce sont quelques incertitudes quant à la présence d’interlocuteurs chez IBM et EDS à Bangalore – malgré les efforts des attachés de presse – qui m’ont amené à renoncer à revenir passer deux jours dans cette ville. A la place, je vais passer deux jours à Pune à la rencontre d’entrepreneurs français qui ont décidé de monter leur activité en Inde.

Au revoir Mumbai

Ma première semaine en Inde, entre Mumbai et Pune, touche à sa fin. Ce soir, je décolle pour Jaipur, où je dois passer le week-end en famille. La semaine prochaine, je serai trois jours à Bangalore et deux jours à Chennai. Là-bas, je dois notamment visiter les installations d’Infosys, Wipro et Logica, mais aussi rencontrer l’auteur Lavanya Sankaran, un représentant du syndicat Unites, et Partho Ganguli, de Reliance. Sans compter les éventuelles rencontres impromptues.

Mais avant de décoller pour Jaipur, je me suis installé dans le salon d’affaires de Jet Airways (accessible à tous les porteurs d’une carte de crédit MasterCard) dans l’espoir d’y utiliser une connexion à Internet. Problème : cette connexion est fournie par AirTel et le réseau d’AirTel serait en panne sur toute la région de Mumbai depuis ce matin. Selon une hôtesse du salon, ce serait une première. Mais toutes les communications du réseau AirTel seraient concernées, données de même que voix. J’utilise le conditionnel car, si je peux confirmer que le réseau WiFi d’AirTel à l’aéroport domestique de Mumbai ne fonctionne pas, je ne peux rien dire du réseau de téléphonie mobile.

Quoiqu’il en soit, il y a au moins un réseau WiFi qui fonctionne, baptisé « jetlounge », accessible dans l’aérogare au moins après le passage des contrôles de sécurité, et offre un accès gratuit à Internet.

Tout en contrastes

Difficile de dire que l’on n’est pas prévenu, ne serait-ce que par les guides touristiques : l’Inde est un pays de contrastes. Ce lundi 14 juillet au matin, j’ai pu apprécier à plein l’un de ces contrastes, sur la route qui conduit aux locaux de KPIT Cummins, à Pune. Sur la photo ci-dessus, au premier plan, ce sont des champs et les baraquements d’indiens qui occupent encore cet espace rural. A l’arrière, ce sont les bâtiments ultra-modernes des sociétés du secteur informatique. L’autre contraste, c’est celui de l’hypermodernité de ces bâtiments avec certains procédés utilisés dans leur construction. Ci-dessous, les maçons travaillent avec des échafaudages faits de bois et de cordages (une technique qui rappelle les échafaudages en bambou des immeubles de Shenzen en Chine).

Pune se présente comme une Silicon Valley à l’indienne et se veut au moins aussi importante en la matière que Bangalore. Du moins est-ce ainsi que ses résidents en font la promotion. La banlieue de Pune dans laquelle se sont installées les entreprises du secteur informatique semble n’avoir été que champs pendant longtemps. Les entreprises se sont installées là sans trop de logique d’aménagement global. Du coup, leur zone d’implantation jouxte des champs encore existants et quelques habitations que l’on qualifierait aisément de « fortune ». Un français installé à Pune m’a confié hier soir que ce défaut de travail global sur l’aménagement urbain est tellement criant que même les particuliers les plus aisés de la ville sont souvent privés d’eau courante. Mais je n’ai pas le sentiment que ces éléments de confort matériel soient vraiment une priorité ici, à moins que les habitants n’en aient pris leur parti avec un certain fatalisme. Quitte à reporter leurs dépenses sur d’autres choses : voiture, téléphone mobile, ou encore équipement informatique. Le même français me confiait voir régulièrement de belles voitures flambant neuves garées en bordure des bidonvilles où résident leurs propriétaires.