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Confusion chez Satyam

Jusqu’au récent scandale qui la secoue, la SSII Satyam pouvait se remarquer par sa communication plus que limitée. C’est bien simple, c’est la seule SSII indienne majeure qui n’ait répondu à aucune de mes sollicitations dans le cadre de notre reportage de trois semaines en Inde l’été dernier, ni même après. Richard Behar, le journaliste d’investigation de Fox News qui a révélé l’exclusion de Satyam des marchés de la Banque Mondiale, m’indiquait récemment avoir reçu le même traitement.

Depuis l’éclatement de la double affaire Maytas/Banque Mondiale, la situation s’est un peu améliorée, mais sans plus : il est devenu possible de s’entretenir au téléphone avec quelques attachés de presse de la SSII, en Europe comme en Inde. Mais pour un résultat à peine meilleur. Dernière illustration en date, une demande, ce matin, d’entretien téléphonique avec Ram Mynampti, le PDG par intérim de Satyam. Après trois appels, un attaché de presse externe m’indique finalement que Ram Mynampti n’est plus PDG par intérim de la SSII et aurait donc bien du mal à répondre à mes questions. Las, le quotidien indien Hindustan Times rapporte depuis lors que Ram Mynampti est parti aux Etats-Unis pour y rencontrer les clients nord américains de Satyam et les rassurer. Une information obtenue directement de Hari Thallapali, directeur Marketing et Communication de la SSII. Gène de l’attachée de presse au bout du fil, qui ignore apparemment tout de la publication de cette information. Avec force insistance, j’arrive à en obtenir les coordonnées de la direction interne de la communication corporate de Satyam. Qui indique ne pas avoir reçu mes e-mails et promet de revenir vers moi rapidement. A suivre.

L'affaire Satyam et le syndrome de Dhritrashtra

La controverse et les découvertes liées à l’affaire Satyam vont continuer d’enfler pendant plusieurs jours encore. Les analystes économiques et les experts sont occupés à chercher à deviner l’ampleur de la fraude et de ses implications. Mais pour les investisseurs et les journalistes indiens comme moi, cette affaire n’est que le dernier ajout à la longue liste des victimes du syndrome de Dhritrashtra. Les Indiens, qu’il s’agisse des politiques ou des hommes d’affaires, sont connus pour succomber à ce désordre.

Dhritrashtra était roi du Mahabharata ; son histoire est connue de tous les indiens et à laquelle chacun s’identifie. Aveugle depuis sa naissance, Dhritrashtra ne pouvait pas gouverner son royaume normalement. Il eut 100 fils de Gandhari, qui garda ses yeux bandés tout au long de sa vie par solidarité avec son mari. Parmi les descendants notables de ce couple, on trouve Duryodhan et Dushashan. Dhritrashtra espère réaliser ses ambitions inassouvies par l’intermédiaire de sa descendance et, de ce fait, fini par fermer les yeux sur tous les méfaits commis par ses fils. Jusqu’à y participer. Lorsque leurs péchés eurent franchi les limites, la fameuse guerre entre Kaurav et Pandav a eu lieu. Provoquant la chute de l’empire et, avec elle, de la lignée.

Aujourd’hui encore, on trouve de nombreux exemples de ce syndrome dans la société indienne. Il semble que Ramalinga Raju, le PDG de Satyam, a pris sa décision [de racheter Maytas Infra et Maytas Properties, NDLR] de la mauvaise manière, sans consulter les investisseurs. S’il avait procédé à cette consultation, l’opération n’aurait jamais été approuvée. Son geste lui a été dicté par la volonté de sauver ses entreprises ; il a oublié qu’il trompait tout le monde. Un peu plus loin, on trouve un autre cas dans le Tamil Nadu. Le premier ministre M. Karunanidhi a emmené ses deux fils et sa fille en politique. Le quotidien régional Dinakaran a publié un sondage, demandant aux gens de donner leur avis sur les prétendants à la succession de Karunanidhi. Les sondés ont placé en tête Stalin, le second fils de Karunanidhi. Furieux, les supporters du premier fils ont mis le feu aux bureaux du quotidien Dinakaran. Fait intéressant, ce quotidien est édité par le groupe Sun Network groupe, dirigé par le neveu de Karunanidhi. Mais le premier ministre a non seulement ignoré l’incident ; il a aussi rompu les liens avec ses neveux et lancé sa propre chaîne comme une réponse au groupe Sun.

Au Maharashtra, Shiv Sena fut un parti aux affaires. Mais le leader du parti, Bal Thackeray, a cherché à préparer sa succession, favorisant son fils, Uddhav. De quoi rendre furieux Raj Thackeray, son neveu qui a lancé son propre parti, le Maharashtra Navnirman Sena. Et d’adopter la même stratégie basée sur ses origines locales, provoquant un important conflit politique. Sans réussir à dissuader Bal Thackeray de donner à Uddhav le contrôle quasi total de son parti.

Le syndrome  de Dhritrashtra peut aussi expliquer de grandes escroqueries de l’histoire récente de l’Inde. Le plus célèbre cas est celui de Sanjay et Indira Gandhi. Au cours des dernières années de sa vie, Sanjay Gandhi, fils d’Indira, est quasiment devenu une autorité extra-constitutionnelle. Maruti, une société devenue plus tard l’identité de l’automobile indienne, a été créée par Sanjay et ses partenaires. Au cours des années 1970, on a accusé le gouvernement d’avoir indûment aidé Maruti, favorisant l’entreprise au détriment de ses concurrents. Cette allégation a été l’une des raisons de la défaite d’Indira, en 1977, en plus de la déclaration de l’état d’urgence dans le pays. Après la mort accidentelle de Sanjay, le gouvernement a saisi sa participation dans la société et permis à Suzuki d’entrer au capital. Ce n’est qu’après que Maruti a pu véritablement se développer.

L’homme qui a succédé à Indira, Moraraji Desai a également été empêtré dans une controverse à cause de son fils Kantilal. Le fils a été souvent critiqué, accusé d’être corrompu et de prendre un avantage indu du nom de son père.

Au-delà, on trouve également des cas à Bollywood. Un exemple en est Sanjay Dutt, qui s’est vu offrir un siège au parlement de l’Inde, de Lucknow, il y a deux semaines. Il est le fils de Sunil Dutt, un éminent activiste et trois fois membre du Parlement. Sanjay Dutt a été condamné pour diverses infractions, depuis 1980 parmi lesquelles on retiendra notamment la possession d’un AK-56 lors des attentats à la bombe de 1993, à Mumbai. Mais Dutt père est sorti de sa réserve afin de protéger son fils de la controverse et des poursuites judiciaires. Dans le cadre d’un remarquable accord avec Bal Thackerey, qui était alors le plus puissant homme politique dans l’État du Maharashtra, il a réussi à faire libérer de prison Sanjay. En retour, il a choisi de renoncer à son siège au parlement.

Un autre cas a impliqué Sanjeev Nanda, fils de l’ancien marchand d’armes Suresh Nanda – qui était grand père de l’ancien Amiral en Chef de la marine SM Nanda. Sanjeev a été condamné à cinq ans de prison pour le meurtre de six personnes renversées avec sa puissante BMW. L’incident a eu le 10 janvier 1999. Hier, la Haute Cour de Delhi refusé de prolonger la liberté sous caution accordée à Sanjeev. L’ensemble du pays a vu comment sa famille a essayé d’obtenir l’abandon des poursuites. Ce n’est peut-être qu’à l’authenticité du système judiciaire indien que Sanjeev doit aujourd’hui d’être derrière les barreaux.

Adapté de l’anglais par Valéry Marchive.

Satyam case and the Dhritrashtra syndrome

The controversy and frauds unearthed in Satyam case are to continue for coming many days. Economic analysts and pundits are busy guessing about the size of the fraud and implications of the same. But for the common Indian investors and journalists like me, it is only a latest addition in the long list of victims of Dhritrashtra syndrome. Indians, be it politicians or businessmen, are known to fall pray to this disease.

Dhritrashtra was the king in Mahabharata, an epic with which every Indian is familiar and identifies himself with. Being blind since his birth, Dhritrashtra could not rule his kingdom normally. He had 100 sons from Gandhari, who tied her eyes for whole of her lifetime as a form of solidarity with her husband. Among notable offsprings of this couple were Duryodhan and Dushashan. Dhritrashtra hoped to fulfill his unfinished wishes through his sons and as a result, used to turn a blind eye towards all the misdeeds by his sons. Later on he even participated with them. When their sins crossed limits, the famous war between Kaurav and Pandav took place. It became the cause of downfall of entire empire and eventually race.

Even today, one finds many examples of this syndrome in Indian society. It appears that Raju took the wrong way of taking decision without taking investors in confidence. But had he approached the investors, they would never have approved the idea of investing Satyam’s money in Maytas Infra and Maytas Properties. He was forced to do so to save his companies and he forgot that he is deceiving everybody. Looking elsewhere, we find a case in Tamil Nadu. Chief minister M. Karunanidhi has brought his two sons and a daughter into politics. Dinakaran, a newspaper carried a poll asking the people whom they thought is his best successor. The poll showed Stalin, Karunanidhi’s second son as the front runner, enraged supporters of Karunanidhi’s first son torched Dinakaran’s office. Interestingly, the newspaper was brought out by Sun Network group, headed by Karunanidhi’s nephews. But the chief minister not only ignored the incident, he severed ties with nephews and started his own channel as an answer to Sun group.

In Maharashtra, Shiv Sena was a ruling party once. But the party supremo Bal Thackeray started to give prominence to his son, Uddhav. This enraged Raj Thackeray, his nephew and he started his own party Maharashtra Navnirman Sena. To be one up, he adopted the same agenda of son-of-soil which caused a violent agitation in the state for most part of the last year. That has not deterred Bal Thackeray in virtually giving total control of his party to Uddhav.

The Dhritrashtra syndrome was also cause of the major scams in recent history of India. Most famous case was that of Sanjay and Indira Gandhi. During last years of his life, Sanjay Gandhi, son of Indira had become almost an extra-constitutional authority. Maruti, a company which later became Indian car’s identity, was set up by Sanjay and his business partners. During 1970s, it was alleged that government unduly helped the company and it was favored over others. This allegation was one of the reasons of Indira’s defeat in 1977, (declaring Emergency in the country being other). After the accidental death of Sanjay, government seized its holding in the company and Suzuki came in. It was only after this developed that Maruti was on its way to progress.

The man who succeeded Indira, Moraraji Desai was also mired in controversy because of his son Kantilal. The son was often ctiticised for being corrupt and taking undue advantage of his father’s name.

Beyond politics, there are another cases in Bollywood too. A case in point is Sanjay Dutt, who has been offered a seat in parliament of India from Lucknow just two weeks ago. He was the son of Sunil Dutt, an illustrious activist and three times member of parliament. Sanjay Dutt was booked for various offences since 1980, most famous among which was possessing an AK-56 during bomb blasts in Mumbai in 1993. But Dutt senior went out of his way to sheild his son from the controvrsies and litigation. In a most outstanding deal stuck with Bal Thackerey, who was then most powerful politician in Maharashtra, he managed to release Sanjay from jail. In return, he chose to relinquish his seat in the parliament.

One of infamous such cases involved Sanjeev Nanda, son of former arms dealer Suresh Nanda and grandfather of former Naval chief Admiral S. M. Nanda. Sanjeev is sentenced to a five year jail term for killing six persons under his speeding BMW car. The incident had taken on January 10, 1999. Just yesterday, the Delhi High Court denied to extend interim bail given to Sanjeev. Whole country has seen how the distinguished family has tried to get Sanjeev out of this case. It is possibly because of the genuineness of Indian judicial system that Sanjeev is behind bars.

Satyam, un Enron sauce curry

« Dear Board Members,

It is with deep regret, and tremendous burden that I am carrying on my conscience, that I would like to bring the following facts to your notice:

1. The Balance Sheet carries as of September 30, 2008

a. Inflated (non-existent) cash and bank balances of 50.40 billion rupees ($1.04 billion) (as against 53.61 billion reflected in the books).

b. An accrued interest of 3.76 billion rupees which is non-existent.

c. An understated liability of 12.30 billion rupees on account of funds arranged by me.

d. An overstated debtors position of 4.90 billion rupees (as against 26.51 billion reflected in the books)

2. For the September quarter (Q2) we reported a revenue of 27.00 billion rupees and an operating margin of 6.49 billion rupees (24 pct of revenues) as against the actual revenues of 21.12 billion rupees and an actual operating margin of 610 million rupees (3 percent of revenues). This has resulted in artificial cash and bank balances going up by 5.88 billion rupees in Q2 alone. »

C’est par ces mots que Ramalinga Raju, co-fondateur et patron de Satyam, débute sa lettre au conseil d’administration (enfin à ce qu’il en reste après les départs en série qui l’ont décimé en fin d’année dernière), lettre par laquelle il présente sa démission. C’est bien le moins. Puisque le fondateur de la quatrième SSII indienne avoue avoir truqué les comptes de sa société – à hauteur de un milliard de dollars – avec assiduité et régularité. Il y décrit un « petit » truquage qui s’est accru au fil de trimestres. « Toutes les tentatives pour résorber cette différence (entre la situation réelle de Satyam et celle reflétée par ses comptes) ont échoué », écrit Raju dans la suite de sa lettre. C’est beau comme du Sanjay Kumar, l’ex Pdg de Computer Associates aujourd’hui en prison, ou du Kenneth Lay, l’ex Pdg de Enron. Le récent scandale qui a entouré la SSII, le rachat surprise d’entreprises du BTP appartenant à la famille Raju – opération qui avait soulevé une bronca chez les actionnaires -, n’était donc en fait qu’une tentative de la dernière chance pour « remplacer ces actifs fictifs par de vrais », comme l’avoue benoîtement l’ex patron de Satyam.

Suite à ces révélations, Merrill Lynch a très courageusement mis fin au contrat qui le liait à la SSII : la banque d’affaires avait été mandaté par le conseil d’administration pour étudier les « opportunités stratégiques » (comprendre une fusion avec un autre groupe) suite à l’opération avortée sur les entreprises de BTP, qui n’était en fait que le prélude à un scandale bien plus large. Et bien plus embarrassant pour la capitalisme à l’indienne.

PwC signe les yeux fermés

Si elle jette l’opprobe sur la quatrième SSII du sous-continent (53 000 personnes), l’affaire Satyam amène aussi le soupçon sur l’ensemble des prestataires indiens, notamment les trois autres grands de la bande des quatre (Wipro, TCS et Infosys). Si le titre Satyam a décroché de 78 % hier à la bourse Bombay, c’est l’ensemble du marché indien qui a fini la journée d’hier totalement déprimé.

Si les SSII du sous-continent doivent rapidement rassurer, toute la presse indienne attend également avec impatience les explications – qui s’annoncent passionnantes – de PriceWaterhouseCoopers (PwC), l’auditeur financier de Satyam. Et notamment de l’associé en charge de ce dossier, Srinivas Talluri. « Pour PwC, ce sera l’équivalent de ce que fut Enron pour Andersen », prévient un juriste, Shreshta Tiwari, interrogé par The Economic Times, un journal du sous-continent.

Le dossier Satyam s'alourdit

Au-delà du choix de la direction de Satyam de racheter Maytas Infra et Maytas Properties, le débat pourrait désormais se porter sur la question du montant proposé, enfonçant encore le clou, si c’était nécessaire. Au moment de l’annonce de son offre, la SSII a en effet fait référence à une évaluation indépendante de la valeur des deux sociétés de BTP.

Une affirmation que le quotidien Economic Times bat en brèche. Celui-ci a en effet contacté Ernst & Young, Pricewaterhouse Coopers, Deloitte et KPMG pour chercher à savoir lequel avait valorisé les deux entreprises à 1,6 Md$. Las, pour la direction de Satyam, aucune de ces quatre sociétés d’audit majeures ne serait à l’origine de la valorisation.

Pire, selon une source anonyme citée par le quotidien économique local, la valorisation de Maytas Properties n’atteindrait pas la moitié de la somme proposée par la direction de Satyam pour son rachat. Et ce, malgré les terrains dont Maytas dispose dans trois SEZ en devenir.

La (grosse) boulette de Satyam

C’est l’histoire, toute récente, d’un fabuleux ratage qui vire au scandale. Elle commence le 16 décembre dernier, avec l’annonce, par Satyam, du rachat de deux entreprises spécialisées dans le… bâtiment et les travaux publics, Maytas Infra et Maytas Properties, le tout pour 1,6 Md$. [DNA]

Contrairement à des apparences trompeuses, Maytas Infra n’est pas si éloignée de Satyam : l’entreprise de BTP, qui vient de remporter le marché du métro d’Hyderabad, a été créée en 1985, sous le nom de… Satyam Constructions. Surtout, ce genre de mélange des activités, pour incongru qu’il puisse paraître à un occidental, n’a rien d’étonnant en Inde. Il n’y a qu’à regarder la liste des activités des groupes Tata, Reliance ou encore Godrej.

Même si V. Srivinas, directeur financier de Satyam, reconnaît le caractère peu conventionnel de cette opération de diversification, le scandale vient d’ailleurs. Et principalement dans le fait que la direction de la SSII soit prête à siphonner ses réserves de liquidités pour racheter des actions à des membres de sa famille. Le tout sans consulter son conseil d’administration. [HBL]

Moins de 48h après l’annonce de Satyam, les investisseurs institutionnels actionnaires de Satyam font entendre leur voix… et leur courroux : la direction de la SSII recule et retire son offre. [IE] Le verdict des marchés tombe comme un couperet : l’action plonge Satyam plonge littéralement, d’environ 30 % à la bourse de Bombay. L’occasion pour la SSII d’annoncer son intention de procéder à un rachat de ses propres actions. [FE] Mais, cette fois-ci, le conseil d’administration sera consulté, le 29 décembre. [HBL]

L’affaire semble clause. Que nenni. Dans le sous-continent, l’épisode a été l’occasion de soulever de lourdes questions sur la gouvernance des entreprises : conflits d’intérêts, indépendance des cadres dirigeants, processus de prise de décision, etc. [HBL] Le gouvernement indien aurait d’ailleurs décidé de lancer une enquête sur l’affaire. [ITE] Enquête qui pourrait se révéler croustillante : selon le Financial Express, la direction de Satyam aurait vendu plus de 600 000 actions de la SSII durant l’exercice fiscal en cours. [FE]

Mais les conséquences de l’affaire pourraient ne pas s’arrêter là. Aux Etats-Unis, le service de paiement en ligne Upaid vient de saisir l’occasion pour citer à comparaitre les dirigeants de la SSII dans une affaire qui l’y oppose depuis avril 2007 : Upaid reproche à des salariés de Satyam d’avoir falsifié des demandes de dépôt de brevet, falsifications ayant conduit Upaid au tribunal, face à Qualcomm et à Verizon, pour violation de propriété intellectuelle. [DNA]

Vie des entreprises

– L’heure des emplettes a sonné ? Infotech Enterprises veut racheter une SSII de rang international spécialisée dans l’automobile. [HBL] Mais les courses fonctionnent aussi pour les entreprises occidentales. General Electrics chercherait ainsi à se développer en Inde par croissance externe. [ToI]

Tech Mahindra diversifie son activité. Et la SSII d’ouvrir une division spécialisée dans la mise à disposition de collaborateurs spécialisés pour les entreprises occidentales. [ET]

– La compagnie Air India veut mettre à jour son SI. Ceux qui ont vu de près un poste de travail Air India comprendront : les terminaux fonctionnement en mode ligne de commande ; c’est assez impressionnant. Mais cette mise à niveau, Air India demande un prêt préférentiel au gouvernement. [FE]

– Subventionner les ventes des équipementiers canadiens. C’est manifestement la stratégie retenue par l’agence canadienne de développement des exportations qui entend subventionner à hauteur de 150 M$ les achats d’équipements GSM de l’opérateur indien Reliance Communications. [ToI] Il faut dire que le déploiement du réseau GSM de Reliance constitue un marché alléchant. Rien que pour les terminaux, il devrait représenter quelque 770 M$. [BS]

Nokia Siemens Networks et Bosch, notamment, cherchent des partenariats dans le Kerala. 17 entrepreneurs indiens se sont ainsi rendus en délégation rencontrer des PDG d’entreprises du Technopark local. [BS]

– Le SaaS, ça marche pour TCS. La SSII vient d’engranger deux importants contrats avec des organisations indiennes désireuses de s’informatiser sans investissement lourd initial. [BS] TCS devrait en outre remporter le marché de l’informatisation de la couverture santé des salariés indiens. [ET]

– Le Moyen-Orient fait partie de ces destinations sur lesquelles les SSII indiennes veulent développer leur activité. Satyam prévoit de s’installer au Qatar. [ITE] Avant de faire des acquisitions en France. [ITE] Parallèlement, la SSII s’associe à l’IIT d’Hyderabad pour ses efforts de R&D en matière de data mining et de logiciel libre. [BS]

– A Chennai, HP s’associe à l’IIT Madras pour un projet de R&D sur les interface homme-machine, conduit en coopération avec l’université de New York. [HBL]

Infosys profite à plein de sa relation avec British Telecom. L’opérateur britannique serait devenu un client à plus de 100 M$ pour la SSII. Il figure dans son « top 3 ». [ET] A Bangalore, le SSII récompense financièrement ses salariés qui arrivent plus tôt et évitent les bouchons. [ToI]

Cisco vient de geler ses programmes de recrutement pour l’Inde, en raison d’un effort global de réduction des coûts. [DNA]

– L’Inde réussit à Dell. Le constructeur vient d’enregistrer une croissance annuelle de 48 % de son CA local, pour une progression de 77 % de ses volumes de ventes. [HBL]

Oracle ouvre un centre de R&D conjoint avec Wipro à Bangalore. [HBL]

– Les SSII SAP, la terre promise ? Infosys et Wipro évalueraient les opportunités de rachat de SSII européennes spécialistes de SAP telles que BearingPoint et IDS Scheer. [ET]

Vie des entreprises

– TCS parie sur l’industrie des télécoms. La SSII vise particulièrement les marchés indien, canadien, africains et d’Amérique du Sud pour s’y développer. [ET]

– HP vient de remporter un important contrat d’externalisation de l’infrastructure SI de l’industriel indien Godrej. Les employés de la division des systèmes d’information de Godrej Industries vont rejoindre les rangs de HP India. [HT]

Wipro vient de remporter un large contrat d’externalisation auprès du brasseur latino-américain AmBev, un contrat estimé à 36M$. [CW] Parallèlement, la SSII cherche à acquérir un spécialiste de la certification pour étendre son offre de test et de certification des logiciels. [DNA] Mais reporte l’ouverture d’un centre de développement à Atlanta. [ITE]

Tech Mahindra, spécialiste indien des solutions et services pour l’industrie des télécommunications vient d’ouvrir son sixième centre d’excellence, au Royaume-Uni, afin d’étendre son activité en Europe. [HBL]

Motorola se désengage de son centre de développement logiciel de Malaisie. L’occasion pour Satyam d’acquérir 128 développeurs compétents à moindre coût. [FE]

Google cherche à attirer les développeurs indiens. Le géant de l’Internet vient d’organiser une conférence dans ce sens, à Bangalore. [HBL] Cisco affiche les mêmes intentions mais les étend à d’autres pays émergents tels que la Jordanie et l’Afrique du Sud. [HBL]

NTT DoCoMo vient de prendre une option sur le marché du téléphone mobile à la plus forte croissance au monde, s’offrant quelque 26 % du capital de Tata Teleservices pour 2,7 Md$. [TH]

Vie des entreprises

Wipro vient de remporter le prix MAKE – Most Admired Knowledge Enterprises – pour l’Asie. La SSII finit pour cela 3ème au classement général, contre 15ème l’an passé. Le classement est établi par des cadres dirigents du prestigieux Fortune 500. [ET]

Satyam revoit à la baisse ses prévisions d’embauche. Pour l’exercice fiscal en cours, qui s’achèvera le 31 mars prochain, la SSII ramène ses prétentions de 15 000 nouveaux salariés à seulement 8 000 à 11 000. [ET] Mais il n’est pas question de réduction des coûts via des licenciements : Satyam assure que le placement de 5 % de ses effectifs sous surveillance pour amélioration des performances est normal. Reste que Satyam a réduit ses prévisions de croissance en dollars pour l’exercice en cours de 24-26 % à 19-21 %. [DNA] Pour autant, Satyam a enregistré de bons résultats trimestriels avec, pour le second trimestre de l’exercice fiscal en cours, un chiffre d’affaires de 652 M$ contre 509 M$ un an plus tôt, pour un bénéfice net de 132 M$ contre 101 M$. [Satyam]

– « Le plus dur, c’est que nous ne savons pas quand la stabilité va revenir. » Voici les propos peu rassurants tenus par Kris Gopalakrishnan, PDG d’Infosys, à Bloomberg, à l’issue de la présentation des résultats trimestriels de la SSII. [Bloomberg] Pour lui, la crise actuelle va avoir un « impact étendu. » Mais, pour le second trimestre de l’exercice fiscal en cours, Infosys a présenté un chiffre d’affaires de 1,2 Md$, soit 19 % de mieux qu’un an plus tôt. La SSII, qui ne prévoit pas de licenciement, devrait renforcer ses efforts sur le marché intérieur. [DNA]

HCL a enregistré un bénéfice net de 3,5 MdRs au second trimestre fiscal, soit 15,5 % de mieux qu’un an plus tôt, pour un chiffre d’affaires de 23,7 MdRs, en progression de 38 % sur un an. [FE]

Mphasis (EDS) vient de son côté de présenter un chiffre d’affaires trimestriel de 8.6 MdRs (131 M€) pour le trimestre fiscal échu, soit 39 % de mieux qu’un an plus tôt, pour un bénéfice opérationnel de 1,3 MdRs (15 M€) en progression de 79 % sur un an. [FE][Mphasis]

Zensar a réalisé un bénéfice net trimestriel de 185 MRs, soit 31 % de mieux qu’au second trimestre de l’exercice précédent. [BS] Le chiffre d’affaires pour la période s’établit à 2,3 MdRs, contre 1,9 MdRs au second trimestre de l’exercice 2007/2008.

 – La SSII américaine CSC va embaucher 2000 personnes, au cours des six prochains mois, pour renforcer ses effectifs indiens et les porter à 21 000. CSC employait 90 000 personnes à travers le monde à la fin du mois de juillet dernier. [ET]

IBM vient de remporter un contrat d’externalisation pour le SI de Barthi Airtel dans le cadre de l’ouverture du réseau de l’opérateur indien au Sri Lanka. [ET] Un contrat estimé à 1,5 Md$.

– Pour Oracle, le marché local indien reste très prometteur, notamment du côté des PME que l’éditeur s’est organisé pour adresser spécifiquement. [HBL]

– 30 M$. C’est la somme que Computer Associates prévoit d’investir dans l’extension de ses installations à Hyderabad. A la fin des travaux, en 2010, ce centre de développement devrait compter 2600 salariés. [HBL] Hyderabad compte pour 25 % de la R&D de CA.

MindTree vient d’être sélectionné comme partenaire d’intégration privilégié par Murex, un éditeur spécialisé dans la bourse et la gestion de risque. MindTree devra notamment aider les clients de Murex à migrer vers la nouvelle plateforme MX.3 et leur fournir un support technique. Le tout depuis l’Inde. [HBL]

Dell vient d’ouvrir un point de vente à New Delhi, un Dell Store sur le mode des Apple Store. Là, Dell entend commercialiser toute sa gamme d’ordinateurs portables. [HBL]