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Google Street View se heurte à la sensibilité sécuritaire indienne

La menace terroriste reste très présente dans les esprits.

Selon MediaNama, Google a du interrompre son travail de photographie systématique des rues de Bangalore, pour son service Street View, à la demande des autorités locales. Selon mes confrères, Google a reçu une lettre de la Police de Bangalore. Mais il n’a pas souhaité commenter son contenu. Lors du début des opérations, Google India avait pourtant assuré avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires pour photographier les rues de Bangalore. Selon un informateur anonyme, le point de litige porterait sur le statut de Google India et sur la collecte massive de données médias par une entreprise étrangère. En outre, l’approche très ouverte de Google en matière de cartographie et d’imagerie satellite ne contribuerait pas trop à lui attirer les grâces des autorités Indiennes. Mais pour comprendre la situation, il convient de revenir un peu en arrière.

 

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La technologie au coeur de l'enquête sur les attentats d’Ahmedabad et de Bangalore

Alors que Tata Consultency Services et jusqu’au Nasscom avaient jeté l’éponge dans l’enquête pour remonter à l’auteur des e-mails de revendication des attentats d’Ahmedabad et de Bangalore, il semble que la police du Gujarat ait réussi une percée significative à l’aide de 5 téléphones mobiles utilisés par les terroristes [NewsX]. La police locale estime ainsi avoir trouvé les responsables, dix activistes du SIMI (Students Islamic Movement of India) dont leur leader présumé, le Mufti Abdul Bashar Kasmi. Le SIMI est considéré comme le bras policé des Indian Mujahideen [ToI].

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Vite lu dans la presse indienne

– La situation économique indienne commence à inquiéter. La croissance de la production industrielle est tombée à 5,4 % au mois de juin, contre 8,9 % un an plus tôt. [ToI] Les coupures d’électricité constituent une autre source de préoccupation : elles menacent la compétitivité des entreprises indiennes, sinon leur survie. [DNA] Mais KC Reddy, analyste chez ABM Amro, estime que l’Inde profitera probablement du ralentissement économique mondial. [DNA]

– Le développement logiciel serait, selon le Nasscom, une piste très prometteuse pour la croissance indienne. Cette activité devrait générer 12 Md$ de CA en 2015, contre 1,4 Md$ en 2008. [FE][ET] L’industrie IT devrait recruter quelques 100 000 personnes en Inde dans les prochains. [ToI] Infosys investit d’ailleurs 10 MdRs pour construire son plus important campus à Hyderabad avec une capacité de 25 000 personnes. [ET] Mais, côté, écoles supérieures, on relève néanmoins un recul des recrutements. [HT]

– Le turnover dans les entreprises indiennes de BPO aurait chuté de 20 points à 30 %, selon le PDG d’Infosys BPO. Principale raison : les salariés chercheraient maintenant à faire carrière dans les entreprises de BPO. [ET]

– La pluie arrive ! Et ce n’est pas forcément une très bonne nouvelle. L’ouest du Maharastra (Mumbai) est à la limite de l’inondation. [ToI] D’autres états, à commencer par le Karnataka (Bangalore), doivent s’attendre à d’importantes précipitations dans le courant de la semaine. [FE] La production électrique souffre, par endroits, de ces fortes pluies, en raison de l’inondation de mines de charbon. [MM]

Tata Tele Services s’apprête à commercialiser les services de communication électronique de RIM. [HT] Parallèlement, l’opérateur investira quelques 2 Md$ pour développer son réseau GSM. [FE] Avec l’objectif de 100 millions d’abonnés en 2011. [DNA]

– Le processus d’attribution des licences 3G, par enchères, devrait être finalisé le 30 septembre. [FE] Mais des observateurs s’inquiètent de ses limitations [ET] et de l’avantage compétitif donné à Airtel et Vodafone [ET], alors même que des opérateurs internationaux, un temps intéressés par le marché indien, devraient jeter l’éponge. [ET] Et certains de relever que, plutôt que de penser 3G, il faudrait peut-être déjà penser 4G. [FE] Parallèlement, le gouvernement indien demande de créer une zone sans couverture mobile, de 500m de large, à proximité des frontières. [HT]

– La sécurité avant tout. Il pourrait être désormais plus difficile d’acheter une carte SIM en Inde : le ministère local de l’intérieur propose que l’on oblige tout demandeur de présenter deux abonnés comme garantie. Le but est d’éviter que des terroristes n’utilisent la téléphonie mobile pour communiquer. [ToI] Et tant pis les auteurs des attentats de Bangalore et Ahmedabad ont utilisé des cartes SIM étrangères.

– La fibre optique démarre lentement à Dehli et Mumbai. L’opérateur BSNL ne compte pour l’heure, dans ces deux villes, que 4 500 à 5000 abonnés. Le déploiement physique des fibres poserait des difficultés. [DNA]

– Le réseau WiFi public de Mumbai sera protégé contre les piratages. C’est du moins ce qu’affirment les autorités qui prévoient un système complet et strict d’enregistrement des utilisateurs, d’authentification et de supervision. [DNA]

– Apprendre à travailler ensemble. Les SSII indiennes telles que TCS, Wipro, Satyam et Cognizant ne se contentent plus de former leurs salariés à la culture de leurs clients occidentaux : elles s’attaquent aussi à la formation culturelle de leurs clients afin d’améliorer la qualité des interactions. [ET]

– La bataille est engagée autour des brevets logiciels. Dans le Financial Express, Venkatesh Hariharan, directeur des affaires corporates chez Red Hat, prend la plume pour défendre le point de vue des acteurs du monde du logiciel libre. [FE]

Vol de données. La banque d’investissement californienne Thomas Wiesel Partners vient d’engager des poursuites à l’encontre de BNP Paribas et de l’un de ses employés indiens, à Mumbai, pour vol de données confidentielles. Thomas Wiesel Partners soupçonne le directeur de l’unité de recherche de BNP Paribas à Mumbai, parti précipitamment fin 2007, d’avoir profité de son accès privilégié à ses données clients. [ET]

– Mauvaise nouvelle pour les indiens « marginalisés » : le système des quotas dans le monde de l’éducation ne devrait pas s’appliquer cette année aux 13 IIT du pays. [DNA][NewsX]

Vite lu dans la presse indienne

– A Mumbai, la police vient d’arrêter deux employés de l’opérateur mobile Airtel prévenus dans une affaire de trafic de cartes SIM qui aurait coûté à l’opérateur quelques 3 MRs. La méthode était simple : les deux complices réactivaient des cartes SIM retournées par des abonnés à l’occasion de la résiliation de leur abonnement ; ils les utilisaient pour passer des appels à l’étranger. Les deux prévenus ont reconnu avoir détourné 65 cartes SIM. La police soupçonne un chiffre bien plus élevé. [DNA]

– Le menace d’un retour du protectionnisme aux US inquiète les SSII indiennes, après l’échec des discussions à l’OMC la semaine dernière. Un tel protectionnisme pourrait se traduire par réduction du nombre de visas de type H1B octroyés chaque année : ce sont ces visas qui sont utilisés par les SSII indiennes pour envoyer des équipes travailler sur site aux Etats-Unis. [DNA]

– Renforcer la diversité sexuelle dans les entreprises IT. C’est, semble-t-il, l’objectif du Nasscom et de l’Institut Indien de Management d’Ahmedabad (IIMA). Selon eux, 15 à 20 % de femmes dans les SSII installées en Inde, et 6 % parmi les cadres supérieurs, ce n’est pas assez. IBM et Microsoft auraient déjà lancé le mouvement. Officiellement, il s’agit de profiter d’un regard et d’une dynamique de travail différents. Et s’il ne s’agissait que d’épuisement de la ressource ? L’industrie IT doit recruter quelques 500 000 personnes, au moins, au cours des 5 prochaines années mais, selon McKinsey, seuls un quart des candidats sont immédiatement employables. [ET]

Vite lu dans la presse indienne du 30 juillet, édition spéciale attentats

– Le terrorisme continue d’alimenter les premières pages de la presse indienne. Dans The Hindu, on apprend ainsi que 18 nouvelles bombes ont été désarmocées à Surat, le second centre de l’activité commerciale dans l’état du Gujarat. A Delhi, on annonce de nouvelles mesures de sécurité, à commencer par le départ des vendeurs installés le long de la rue Ajmal Khan Road. A Hyderabad, les SSII ont décidé de renforcer la sécurité de leurs installations. Le Mail Today, évoque de son côté un second e-mail envoyé par le groupe Indian Mujahideen ce lundi, annonçant d’autres attentats dans l’état du Gujarat, allant jusqu’à préciser ses cibles et son modus operandi. The Hindustan Times publie une interview de Kenneth Haywood, directeur général de Campbell White Executive Soft Skills Company, dont le réseau WiFi a été utilisé pour expédier le premier e-mail de revendication.

– Times of India explique pour sa part que les terroristes utilisent des cartes SIM de pays étrangers pour leurs communications. Ils les obtiendraient grâce à de faux papiers. Ces cartes SIM proviendraient principalement du Pakistan, de Dubai et du Royaume-Uni. Parallèlement, la police de Navi Mumbai demande aux Cyber Cafés d’installer des caméras de surveillance.

– L’enquête conduite sur l’e-mail de revendication des attentats d’Ahmedbad soulève la question de la responsabilité de l’abonné à Internet et du titulaire d’un compte de messagerie électronique. La législation indienne dispose, par extension aux moyens de communication électroniques, que le titulaire ou l’abonné est responsable en d’utilisation illégitime. A charge pour lui d’apporter la preuve de son innocence et d’un piratage de ces outils. WiFi est bien sûr en ligne de mire. Le gouvernement voudrait rendre obligatoire l’usage de mots de passe de sécurisation.

Pour la petite histoire, j’ai résidé à Delhi dans un hôtel proposant un accès à Internet gratuit. Dimanche, à mon arrivée, cet accès avait été coupé. A l’accueil, le personnel évoquait la sécurité. Lundi matin, l’accès WiFi a été rouvert, moyennant sa sécurisation par une clé WEP que j’ai pu obtenir à l’accueil après avoir fourni mes coordonnées complètes. Mais j’ai été surpris de constater que cette modeste disposition de sécurité a été levée dans la journée : dès lundi soir, le réseau WiFi de l’hôtel était redevenu librement accessible.

– Tous les moyens de communication électronique semblent suspects. The Economic Times relève ainsi que le ministère de l’intérieur indien cherche à obtenir un assouplissement du chiffrement des transmissions sur les Blackberry utilisés en Inde. RIM aurait rejeté cette demande au nom des intérêts de ses clients tout en insistant le fait que ses serveurs sont installés au Canada et ne relèvent pas de la compétence du gouvernement indien. RIM se serait vu suggérer d’installer des serveurs en Inde pour ses clients en Inde.

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