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IBM et TCS en lice pour prendre le contrôle de la filiale IT de Lufthansa

La compagnie aérienne allemande cherche à vendre 51 % de sa filiale services informatiques, Lufthansa Systems. La SSII indienne Tata Consultancy Services et IBM sont en compétition pour la prise de contrôle. Lufthansa Systems est présente sur le marché de l’aviation, où elle compte notamment British Airways parmi ses clients, mais également sur d’autres marchés comme les médias, l’énergie, la logistique et la santé.

SSII indiennes : la polémique des visas rebondit

Les tensions protectionnistes menaçant l’activité des SSII indiennes pouvaient paraître dépassées. Du moins Barack Obama avait-il pu le laisser imaginer à l’automne dernier. Mais il n’en est rien. Des soupçons d’abus autour des visas pour les Etats-Unis ont récemment jeté de l’huile sur le feu. Un feu déjà bien vivace et qui commence à s’étendre au Royaume-Uni.

Les grands de l’IT indien à la croisée des chemins

La reprise de la demande des entreprises occidentales en matière de services IT continue de profiter pleinement aux SSII indiennes. Mais ce contexte apparemment très favorable s’accompagne de tout un cortège de défis. Outre le contexte spécifique de certaines SSII en pleine transition dans leurs directions, c’est plus généralement le modèle classique de croissance linéaire qui semble montrer ses limites. Sous l’effet, notamment, des besoins en recrutement des acteurs du marchés. Acteurs locaux comme internationaux. Mais le virage semble difficile à négocier.

Résultats : TCS conforte son avance

La première SSII indienne se porte bien, et ça se voit. Pour le dernier trimestre de son exercice fiscal 2010-2011, Tata Consultancy Services (TCS) a réalisé un chiffre d’affaires de 2,2 Md$, en progression de 30,5 % sur un an : c’est le troisième trimestre consécutif où la SSII affiche une croissance sur un an supérieure à 30 % pour un CA supérieur à 2 Md$. Pour la période, son bénéfice net atteint 531 M$, soit seulement 2,71 % de mieux qu’au trimestre précédent mais 26,43 % de plus qu’au premier trimestre 2010.

Japon : les grandes SSII indiennes mettent leurs salariés à l’abri

Infosys a décidé, ce mardi 15 mars au matin, de rapatrier ses salariés travaillant au Japon. La SSII compte environ 350 employés dans l’archipel; tous devraient avoir rejoint l’Inde d’ici un à deux jours, selon le directeur des ressources humaines cité par mes confrères de l’Economic Times of India. Et de préciser que ces collaborateurs sont principalement installés à Tokyo, Fukuoka et Nagoya.

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Les SSII multiplient les initiatives pour lutter contre l’attrition

Au dernier trimestre 2010, Infosys a du se contenter d’une croissance nette de ses effectifs inférieure au nombre des départs… La faute à une attrition passée de 11,6 % en décembre 2009 à 17,5 % fin 2010. Chez TCS, elle atteignait 14,4 % au dernier trimestre 2010 – 24,7 % sur le BPO et 13,2 % pour les services IT. Chez HCL, elle est remontée de 12,8% sur les activités de services IT, au dernier trimestre 2009, à 17,2 % fin 2010… Chez Wipro, elle était remontée à 16 % au second trimestre 2010, contre 9,8 % un an plus tôt…

Un véritable défi quand on sait les difficultés du recrutement dans le sous-continent. Alors les périodes de formation reculent, ainsi que les taux d’intercontrat.

Pour lutter contre cette explosion, les SSII indiennes multiplient les recrutements et les initiatives pour retenir leurs talents. Avec notamment des efforts sur les promotions et les rémunérations, dont la progression est attendue pour 2011 aux niveaux historiques de 2007. TCS prévoit par exemple deux cycles d’augmentation de salaire par an pour cadres supérieurs, contre un seul jusqu’ici. Et il faut bien ça: selon nos confrères de SiliconIndia, les grands de l’IT indien ont commencé «une guerre pour les meilleurs talent au niveau du top management.»Mais les entreprises IT ont également allongé de délai de préavis à 3 mois pour les départs volontaires – contre un mois, notamment durant la crise financière.

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Unique ID : la carte d’identité à tout faire qui attire toutes les convoitises

Le projet Unique ID est l’un plus importants projets gouvernementaux indiens du moment. D’une part, parce qu’il marque un véritable tournant dans la manière dont l’Inde va gérer l’identification de ses citoyens. De fait, il s’agit d’associer chaque citoyen indien à un numéro d’identification unique – ce qui peut rappeler le numéro de sécurité sociale français. Surtout, ce numéro d’identification a vocation à permettre l’accès à tout type de service, public ou privé : en clair, il n’est pas question d’avoir, d’un côté, un numéro de sécurité sociale et, de l’autre, un numéro de permis de conduire. Bref, du tout-en-un qui, outre épargner aux indiens certaines lourdeurs administratives, doit en plus permettre d’élargir l’identification des citoyens indiens à des populations toujours susceptibles, aujourd’hui, de n’être pas identifiées, notamment dans les zones rurales. On l’avait notamment vu après les attentats de Bangalore, en juillet 2008 (en même temps, comme le relève la presse indienne, seuls 56 pays dans le monde proposent des cartes d’identité nationale). Un tout-en-un qui doit également contenir des informations de filiation ainsi que des données biométriques. Nadan Nilekani, fondateur d’Infosys débauché pour conduire le projet, ne cachait pas, déjà en 2007, son enthousiasme pour le projet. Approuvé à l’automne 2008 (mais le concept remonte à 2003), le projet d’Unique ID doit porter ses premiers fruits en 2010. D’ici à mi-2014, il devrait concerner 600 millions d’indiens. A New Delhi, il faudra attendre 2012.

Pour l’heure, la presse indienne n’évoque que relativement peu les questions associées à un tel projet relatives à la vie privée ou encore à l’inviolabilité des cartes à puces associées au projet – des cartes à puce basées sur le standard indien Scosta. Une autorité ad hoc, l’UID Authority, devra veiller à ces questions. Mais peut-être est-il encore trop tôt pour déjà les évoquer. En fait, le projet Unique ID a même été l’une des propositions phare du parti qui a remporté les dernières législatives indiennes.

Bien sûr, les SSII indiennes sont sur les rangs, mais le projet soulève un enthousiasme qui dépasse les frontières du sous-continent. En juillet dernier, Bill Gates a qualifié le projet de « remarquable initiative », exprimant au passage la volonté de Microsoft d’y être associé. De passage en Inde la semaine dernière, Carol Bartz, nouveau PDG de Yahoo, a également manifesté son intérêt pour le projet, soulignant la capacité de son entreprise à traiter de larges volumes de données en quotidien. Cognizant et IBM voudraient également leur part du gâteau. Et l’industrie IT israélienne s’est fendue, en juillet, de l’envoi d’une délégation sur place pour mieux vendre ses services au gouvernement indien dans le cadre de ce projet. Il faut dire que le gâteau est alléchant : le projet Unique ID devrait globalement couter 22 Md€.

Le Nasscom repart à l’assaut sur le dossier des visas

Pas question, pour l’industrie indienne des services informatiques, de se laisser couper l’herbe sous le pied. Alors que le congrès américain doit légiférer, en 2010, sur l’immigration, Som Mittal, président du Nasscom, la chambre syndicale des SSII indiennes, s’est une nouvelle fois élevé contre certaines dispositions en projet qui viseraient à réduire la capacité de ces SSII à obtenir des visas de travail (H1-B) pour leurs collaborateurs envoyés outre-Atlantique dans le cadre de contrats d’externalisation. Une restriction qui, selon Som Mittal, serait à double tranchant : un « tueur de business » d’un côté, mais aussi une mesure « pénalisante » pour les Etats-Unis. D’après le président du Nasscom, « 60 % des doctorats technologiques sont détenus par des étrangers. »

Si le discours de Som Mittal ne tombe pas forcément au meilleur moment – sur un total de 65 000 visas H1-B disponibles cette année, plus de 18 000 n’ont pas encore été attribués…; de quoi s’interroger sur l’ampleur réelle du besoin – il n’est pas forcément déconnecté de la réalité. Une réalité qui comporte deux facettes qu’il serait peut-être imprudent de décorréler l’une de l’autre : comment les SSII indiennes pourraient-elles continuer d’assurer leur croissance si, d’une part, on leur fermait les portes de ce qui reste leur principal marché alors que, d’autre part, leurs concurrentes issues de ce marché ne se privent plus pour venir chasser sur leurs terres ? Là, je pense bien sûr au géant IBM – 11 % du marché domestique indien en 2008 ; un marché sur lequel comptent les SSII indiennes pour renforcer leur croissante – le marché IT domestique indien doit progresser de 14 % cette année. Mais Big Blue n’est pas le seul chasseur de l’histoire.

Au cours des prochaines années, le gouvernement indien devrait lancer de nombreux marchés publics. La seule modernisation des hôpitaux du pays représenterait une enveloppe totale de l’ordre de 50 MdRs – environ 720 M€. Une enveloppe sur laquelle lorgnent bien sûr des HCL, Infosys, TCS (le marché domestique représente 10 % de son CA ; il vise 10 % des futurs marchés publics locaux, pour 1Md$ de CA) et Wipro. Et puis il faut ajouter l’enveloppe de 20 MdRs – près de 300 M€ – du fichier national de suivi des criminels. Et ce ne sont que quelques exemples. Mais pour tous ces projets publics, il faut compter avec l’appétit de Cognizant, HP, IBM, SAP, General Electrics ou encore… Dell, via Perot System, qu’il a récemment racheté.

Il n’y pas de petites économies

Faire des économies. En ces temps de disette, c’est l’une des priorités des SSII indiennes. En janvier dernier, Infosys a demandé à ses salariés d’économiser 10 $ chacun. C’est peu mais, avec plus de 100 000 collaborateurs, ça peut vite représenter une somme rondelette. Les salaires pourraient en outre subir un recul généralisé. Tout cela dans un contexte de forte pression sur les prix, de la part des clients.

A Pune, à 3h de route de Mumbai, Infosys, Tech Mahindra, TCS et Wipro sont allés au-delà des mesures de réduction des coûts déjà connues. Selon nos confrères du Pune Mirror, ces SSII se sont attaquées au coût des moyens de transport en commun qu’elles fournissent à leurs collaborateurs. Dans la plupart des cas, les SSII indiennes disposent, pour chacun de leurs sites, de leur propre flotte d’autocars – ou en louent à des opérateurs privés – pour assurer le transport pendulaire de leurs salariés.

Le Pune Mirror a appris qu’Infosys a demandé à la régie locale des transports en commun publics de lui fournir 20 bus en plus des 16 qu’il utilise déjà.

Le recours aux services de cette régie permettrait l’économie de 10 000 à 50 000 Rs par mois. Au passage, les salariés risquent de perdre un certain confort : Infosys a demandé des bus sans climatisation.

Mise à jour Infosys vient de franchir une étape supplémentaire dans la restriction des avantages consentis à ses salariés. Selon nos confrères de l’Economic Times, la SSII arrêtera, à compter du 1er juillet, de proposer à ses collaborateurs une aide à l’accession à la propriété. Jusqu’ici, cette aide pouvait se concrétiser par l’octroi d’un prêt à taux zéro. Jusqu’ici, 2000 salariés de la SSII, affichant une ancienneté d’au moins 5 ans, auraient profité du dispositif, pour une enveloppe totale de 800 000 000 Rs.