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Fortes perturbations dans les télécommunications et l’électricité à New Delhi

Rien ne semble plus aller à New Delhi. L’opérateur public MTNL doit actuellement faire face à une grève illimitée de ses cadres. Laquelle a entrainé d’importantes perturbations sur le réseau de téléphonie mobile de l’opérateur – qui vient de lancer ses services 3G à Mumbai – mais aussi à l’aéroport de la ville ainsi que dans certains hôpitaux et administrations : six câbles du réseau de téléphonie commuté ont été coupés, ainsi que deux fibres optiques utilisés pour les services données à haut débit. A l’aéroport de New Delhi, de nombreux vols auraient été retardés alors que les personnels au sol étaient dans l’incapacité d’émettre les cartes d’embarquement, selon nos confrères du Times of India.

Parallèlement, New Delhi est frappée par d’importantes et fréquentes coupures de courant sous l’effet conjugué de capacités de production électrique insuffisantes et d’une température très élevée – jusqu’à 43°C pour des minimales de 30°C. L’administration avait, avant l’été, promis une capacité de 4 500 MW ; pour l’heure, la demande a culminé à 3 914 MW, selon The Hindustan Times. Sans empêcher des coupures d’électricité régulières. La banlieue de la ville souffre aussi, à commencer par Gurgaon, bien connue pour ces centres d’appel.

Mise à jour: La grève chez MTNL continue et les perturbations des réseaux de l’opérateur public s’étendent désormais à Mumbai, selon le Business Standard.

Mise à jour 2: La grève est terminée chez MTNL est terminée.

Débuts toujours hasardeux pour la 3G indienne; ToIP malvenue

Les premiers réseaux 3G indiens sont ouverts depuis décembre dernier. Des réseaux propriété des opérateurs publics. Car en dehors des deux opérateurs publics MTNL et BSNL, personne n’a encore de licence pour opérer de la 3G en Inde. Quand bien même ces licences auraient être attribuées depuis près de 6 mois.

Début février, MTNL a ouvert ses services 3G à Delhi. Au prix de 600 Rs par mois, plus 500 Rs de frais de mise en service. A cela s’ajoute 5 Rs/Mo téléchargé… BSNL vient de son côté de lancer ses services 3G dans 11 villes du pays, dont Agra ou encore Jaipur, avec un ticket d’entrée à 300 Rs suivi d’un abonnement mensuel de 500 à 1250 Rs, et d’un coût de téléchargement de 2 Rs/Mo. D’ici juin, 700 villes devraient être couvertes en 3G par BSNL.

Mais voilà, selon les agences de sécurité intérieure indiennes, BSNL a négligé les capacités d’écoute de réseau de téléphonie mobile 3G. MTNL a également été épinglé, quelques jours plus tard, notamment en raison des communications vidéo. Du coup, le ministère indien des télécommunications leur a demandé de suspendre de ne pas commercialiser de service de visiotéléphonie.

Les opérateurs mobiles privés, eux, poirotent encore. Le gouvernement vient de former un groupe de ministres dirigé par le ministre des affaires étrangères pour tenter de dénouer la situation… Un processus critiqué par la presse locale qui n’y voit que « poudre aux yeux », estimant notamment que ce groupe ne devrait réussir à fonctionner du fait de la campagne électorale dans laquelle ils sont engagés. Le patron du régulateur local pour les télécommunications, Nripendra Misra, devra ravaler son amertume.

Baisse des prix en vue

La bonne nouvelle, il faut aller la cherche du côté du coût des communications. Lequel pourrait être amené à baisser, dès le troisième trimestre, avec l’arrivée de la portabilité du numéro. Voire même, si tout va bien, d’opérateurs mobiles virtuels. Mais, dès le mois d’avril, s’appliquera une baisse de 33 % des coûts de terminaison d’appel, en local comme pour les communications internationales. Reste à savoir si cette baisse sera effectivement répercutée sur les clients finaux.

Mais, histoire de ne pas terminer ce tour d’horizon télécoms sur une note trop positive, soulignons que le régulateur indien de ce marché a demandé aux FAI du pays de bloquer l’accès aux services de téléphonie sur IP de 39 prestataires étrangers, invoquant l’obligation, pour eux, de détenir une licence pour pouvoir commercialiser leurs services sur le territoire indien. Parmi ceux qui ont été blacklistés, on compte voiptalk.org, sipgate.co.uk ou encore voiplus.net. Les entreprises installées en Inde sont notamment pointées par le régulateur local en tant que grandes consommatrices de ces services.

La 3G se heurte à la bureaucratie indienne

Il y a deux semaines, le ministère indien des télécommunications présentait son projet pour l’allocation des fréquences nécessaires à l’ouverture des services de téléphonie mobile de troisième génération. Avec un optimisme qui avait de quoi laissé perplexe, les principaux opérateurs locaux n’ont pas manqué d’exprimer leur ambition d’ouvrir leurs services 3G dès la mi-2009. Les sceptiques pourraient avoir trouvé un allié de poids dans le ministère indien des finances.

Désactiver la 3G, sur l'iPhone, en Inde, c'est gagner en autonomie sans perdre en débit. Pour le moment.

(suite…)

L’Inde s’ouvre enfin à la 3G, mais aussi à WiMax

C’est la grande nouvelle de la fin de la semaine dernière. Les conditions d’ouverture des réseaux de téléphonie mobile 3G en Inde sont désormais arrêtées et connues.

Les relais GSM sont légion dans les grandes villes indiennes.

Les licences (20 ans ; 1 bloc de 5 MHz dans la bande de 2,1 GHz) seront mises aux enchères, avec un prix de réserve global à 20 MdRs. Le pays sera divisé en zones. Pour les zones de type A (Delhi, Mumbai, le Maharashtra, le Gujarat, l’Andhra Pradesh, la Karnataka, le Tamil Nadu), le prix de réserve est de 1,6 MdRs par licence. Pour les zones de type B et C, moins attractives, le prix de réserve s’élève de 300 à 800 MRs par licence. Dans chaque zone, le nombre d’opérateurs pourrait monter à 10, avec un nombre initial de 5.  Au total, le gouvernement indien espère obtenir quelques 300 à 400 MdRs de ces enchères.

Le nombre de licences proposées peut paraître élevé. Mais, comme le relève Times of India, l’arrivée de nouveaux entrants risque d’être difficile : ils devront s’acquitter d’une taxe de 16,51 MdRs en plus du prix de la licence. Romal Shettyn directeur exécutif de KPMG en Inde, s’inquiète, auprès de The Economic Times, de la perspective d’un coût élevé des licences : « par le passé, les enchères sont devenues folles dans d’autres pays. Le coût a été transféré sur les clients. » En Inde, un tel transfert pourrait, selon lui, rendre la 3G inaccessible aux consommateurs.

Selon le ministère indien des télécommunications (DoT), le processus pourrait commencer d’ici 4 mois. Dans ses colonnes, DNA Money précise que Reliance pourrait ouvrir son réseau en 6 mois, après octroi de la licence. Ce qui envoie à juin 2009. Mais Times of India, dans ses pages Business, relève que le DoT s’est bien gardé de préciser la durée des enchères. Et de l’estimer pour sa part à 5 mois. Voilà qui retarderait significativement l’ouverture des premiers services 3G commerciaux.

The Economic Times précise enfin que les licences WiMax seront mises aux enchères parallèlement, avec un prix de réserve de 5 MdRs.