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Vite lu dans la presse indienne

– La crise financière inquiète de plus en plus. Le gouverneur adjoint de la réserve fédérale indienne, Rakesh Mohan, estime que l’industrie IT indienne devrait être touchée : « environ 15 à 18 % de l’activité des prestataires indiens provient de projets dans le secteur de banque, de l’assurance et des services financiers. » [ET] La principale crainte porte sur le départ des investisseurs étrangers. [ITE] Une crainte alimentée par la chute du Sensex, l’indice phare de la bourse de Mumbai, qui a perdu 7 % vendredi, emporté par la tourmente, pour toucher son plus bas niveau depuis 18 ans. La banque Icici a vu son cours dévisser de 28 % pour atteindre son plus bas depuis près de 4 ans. [IE] Il faut dire que 14 banques indiennes sont exposées aux conséquences de la chute de Lehman Brothers. [FE] Dans ce contexte, l’Inde veut jouer un rôle dans reconstruction de la régulation des marchés financiers. [ET] Petite bonne nouvelle : l’inflation a reculé à 11,80 %. [IBN] Mais le premier ministre indien s’inquiète de la capacité de l’Inde à financer son développement dans ce contexte. [HT] En attendant, les entreprises indiennes font leurs emplettes : 26 Md$ de fusions et acquisitions cette année ! [DNA][FE]

– Les SSII indiennes affichent, pour l’heure, un optimisme marqué face à la crise financières. Dans les faits, le tableau pourrait être moins rose : selon des salariés de SSII interrogés par Economic Times, le rythme de lancement de nouveaux projets aurait sérieusement ralenti. [ET] Des salariés qui commencent à s’inquiéter pour leur boulot. [IBN] Mais cela n’empêche pas les SSII indiennes de continuer d’afficher leur appétit pour les SSII occidentales. [ET] Satyam en tête. [ITE] Pour Infotech, c’est une entreprise allemande, spécialisée dans l’ingénierie automobile qui est visée, après un spécialiste américain des semi-conducteurs. [ITE]

– La concurrence dans le recrutement se fait rude. L’industrie IT indienne se dispute désormais les talents avec les secteurs de l’électronique et de l’automobile. [HBL]

– Reste que l’Inde domine la planète Outsourcing : à elle seule, elle fournit six des huit principaux centres de BPO au monde avec, en tête, Bangalore, Chennai, Delhi, Hyderabad, Mumabi et Pune. [NewsX] Derrière, on trouve l’Irlande et les Philippines. Mais l’industrie indienne du BPO n’est pas à l’abri de la crise. [HBL] D’ailleurs, les compétiteurs ne manquent pas d’énergie. [DNA] Mais les états indiennes entendent bien ne pas jeter l’éponge, à l’image du Gujarat et ses deux nouvelles SEZ. [BS]

– Comment adresser le marché chinois ? Les SSII indiennes se posent la question. Et d’envisager de s’appuyer sur des partenaires installés à Hong Kong pour faire le lien, et notamment la traduction. [BS]

– Peut-on faire confiance à ses correspondants électroniques ? Selon une étude menée par Liuba Belkin, de l’université de Lehigh, l’être humain serait plus enclin à mentir dans un courriel que dans le cadre d’une communication s’appuyant sur d’autres supports. [FE]

– Deux instituts indiens de technologie (IIT) figurent désormais dans le Top 200 des établissements d’enseignement supérieur, selon le Times : ceux de Delhi et de Mumbai. [TH]

– Le paiement électronique devrait faire son trou, en Inde, dans les années à venir, selon Celent. Pour le moment, plus de 50 % des transactions sont réalisées en liquide. [HBL]

– La 3G continue de faire débat. Le ministère indien des télécommunications veut ponctionner le chiffre d’affaires des opérateurs 3G à hauteur de 1 %. Et de proposer un mode de dissociation des revenus entre 2G et 3G, qui peine à convaincre. [DNA] Mais des débats, l’industrie indienne du mobile n’en a que faire : elle veut que commence le processus d’attribution des licences 3G. [HBL] Et de s’opposer à la portabilité du numéro. [DNA] Pendant que les retards profitent à MTNL et BSNL, deux opérateurs publics. [HT]

– Les émissions radio-électriques des relais de téléphonie mobile commencent aussi à inquiéter en Inde. Elles seraient responsables d’une chute de natalité chez les oiseaux. [ET]

– Non, le nucléaire n’est pas la seule source d’énergie qui intéresse l’Inde. Un partenariat sur les énergies renouvelables devrait être prochainement conclu avec le Japon. [FE] Et pendant ce temps, les défenseurs du Green IT font l’article. [FE] En attendant, Dehli postule pour le titre de capitale mondiale des déchets électroniques. [HT] Et l’Inde refuse l’aide de la Banque Mondiale pour financer la lutte contre le réchauffement climatique. [ToI]

– Le 22 octobre prochain, l’Inde lancera sa première mission automatisée vers la Lune. [ET] Le projet implique financièrement six pays, dont les Etats-Unis.  L’objectif est, notamment, de cartographier notre satellite en 3D. 

Vite lu dans la presse indienne

– Cela peut sembler caricatural, mais l’image de l’Inde moderne, vue du Japon, semble se construire autour d’une industrie IT florissante et de… Bollywood avec, en tête d’affiche, l’incontournable Shahrukh Khan. [DNA]

– L’Inde attendrait-elle trop de la 3G ? Le ministère des finances estime pouvoir récolter quelques 400 MdRs des enchères pour les licences. Mais les observateurs estiment que les opérateurs vont chercher à limiter les dégâts et éviter d’offrir plus que le prix de réserver. Il n’y aurait en fait que 17 MdRs à gagner. [BS]

– On ne plaisante pas avec l’électricité dans un pays qui en manque cruellement. Les mauvais payeurs de l’état du Maharastra devraient prochainement l’apprendre à leurs dépens : ils ne recevront plus de courant. [DNA] Reste à espérer qu’ils ne fassent pas comme d’autres : se raccorder sauvagement à un branchement voisin.

– On ne lésine pas sur les investissements pour développer l’industrie IT.  L’état du Kerala a promis 200 MdRs pour s’imposer dans le paysage. [BS]

– Retour en Europe. Les Midlands britanniques veulent attirer les SSII indiennes. La région attire déjà les entreprises du sous-continent spécialisées dans l’ingénierie et l’automobile. Mais là, il est question de favoriser le développement de « l’économie du savoir. » [HBL] En attendant, l’industrie IT envoie quelque 11 000 personnes chaque année sur le territoire de sa Majesté. [ET]

– Les Hotspots WiFi vont continuer de se multiplier en Inde. Alpsoft vient de contracter avec la chaine Cafe Coffeee Day pour équiper 200 de ses cafés d’ici à mars 2009, dans 11 villes – Hyderabad, Mumbai, Pune, Delhi, Chennai, Ahmedabad, notamment. [BS]

Attirer les entreprises IT vers les zones rurales. C’est l’ambition de l’état du Karnataka qui vient de créer une « politique pour l’IT en zone rurale ». Et de faire la promotion de villes telles que Mysore, Mangalore ou encore Hubli. Un moyen de désengorger Bangalore ? [BS]

– Bonne nouvelle pour les industriels des services informatiques. Si les secteurs de la banque, des services financiers et de l’assurance risquent de réduire leurs dépenses IT à court terme, cela pourrait ne pas être du tout le cas des industries manufacturières de biens durables : Philips, Godrej, ou encore Samsung devraient dépenser 5 % de leur CA cette année pour moderniser leur SI. [BS]

L’inflation reste relativement stable. Fin septembre, elle était de 12,14 % sur un an. [BS]

En Inde, l’itinérance nationale est une réalité

Un temps évoquée en France, notamment pour assurer la couverture des zones blanches de la téléphone mobile – sans réseau disponible – l’itinérance nationale est une réalité en Inde. J’ai pu en faire l’expérience lors d’un déplacement à Pune – 3h de route depuis Mumbai – pour rencontrer les responsables de la SSII KPIT Cummins : mon téléphone équipé d’une carte SIM prépayée Vodafone est passé sans difficulté sur le réseau de BPL Mobile. Mais du coup, une surtaxe s’applique à l’émission et la réception de communications.

En France, les zones blanches sont couvertes selon un mécanisme d’itinérance au rabais appelé colocalisation : les trois opérateurs se partagent un même relais de téléphonie incapable de fournir d’autres services que la voix et les SMS.

Les technophiles français ont d’autres raisons de jalouser leurs homologues indiens : les opérateurs mobiles locaux n’ont pas attendu les réseaux 3G – inexistants dans le pays à ce jour – pour lancer des offres data illimitées ; chez BPL Mobile, c’est 199 Rs par mois, soit moins de 3 €.

Marketing climatique

En ce moment, c’est la mousson à Mumbai, la saison des pluies. Ca ne signifie pas qu’il pleut en continu – du moins depuis deux jours – mais que les pluies surviennent sans prévenir et sont d’une rare violence. Dans ces conditions, les cadeaux marketing de Vodafone semblent parfaitement appropriés : un blouson imperméable pour la souscription d’un abonnement à 600 roupies par mois, et un parapluie pour l’ouverture d’une ligne en prépayé « à vie » (le numéro n’expire pas). Mais il doit falloir penser à demander le cadeau : j’ai pris ce type de ligne en prépayé – pour accéder à la recharge maximum –  et l’on ne m’a pas proposé le parapluie. Sale temps…